Pro Bono Lab | Étude territoriale Aix-Marseille-Provence

Cette étude, menée avec le soutien de La Fondation Crédit Coopératif et en partenariat avec la Chambre Régionale de l’Economie Sociale et Solidaire Provence Alpes Côte d’Azur met en lumière les actions solidaires menées sur le territoire par les entreprises et acteurs de l’économie sociale et solidaire en soutien à la vie locale et associative, afin d’identifier les leviers et les obstacles au développement de ces pratiques responsables dans la Métropole Aix-Marseille-Provence.

Consulter l’étude territoriale Aix-Marseille-Provence – Version complète

▷ Auteur : Pro Bono Lab (Mai 2020)


L'engagement citoyen en Pays de la Loire vu par Anne-Laure Mesguen pour Partager son Temps / Benevolt

ESS, pro bono et solidarité dans les Pays de la Loire : entretien avec Anne-Laure MESGUEN, Co-fondatrice de Partager son Temps / Benevolt 

 

A quelques jours de la publication officielle des résultats de son étude territoriale intitulée « Comment les entreprises s’engagent-elles en faveur du territoire des Pays de la Loire ? », portant sur les pratiques de coopération entre les entreprises et les structures de l’ESS du territoire, Pro Bono Lab partage un nouvel entretien réalisé auprès d’un acteur clé de l’engagement citoyen et du bénévolat : Anne-Laure Mesguen, Co-fondatrice de Partager son Temps / Benevolt, nous livre sa vision du pro bono sur le territoire.

Quelle est la mission de Partager Son Temps / Benevolt ? 

Partager Son Temps est une entreprise labellisée ESUS qui accompagne la transition vers la retraite. Avec cet organisme de formation, certifié Datadock, nous proposons un accompagnement pour les salariés en fin de carrière, avec des programmes personnalisés et en s’appuyant sur l’expertise de la politique sociale de l’entreprise, les spécificités du public et leurs besoins. En fonction, nous proposons des stages de préparation à la retraite animés par une psychologue et/ou la mise en place de mécénat de compétences de fin de carrière pour les collaborateurs proches de la retraite, pour permettre une retraite progressive et solidaire.    

Par ailleurs, notre organisation développe Benevolt.fr, la plateforme de bénévolat des retraités actifs. Nous souhaitons permettre aux retraités qui le souhaitent de partager leurs compétences et leur énergie, de renforcer leurs liens sociaux en étant visibles par les associations en recherche de bénévoles. En devenant bénévoles, ils agissent en citoyens, cultivent leur sentiment d’utilité sociale et trouvent une vraie place dans la société. Ils apportent leurs compétences à des projets d’utilité sociale. 

À date, nous comptabilisons 1990 associations inscrites sur la plateforme et près de 3000 bénévoles inscrits. Nous sommes présents dans 80 départements, avec une présence soutenue dans 45 d’entre eux. Nous avons généré plus de 3000 mises en relation. 

Nous avons d’ailleurs quelques belles histoires à raconter ! Par exemple, nous pouvons citer Pascal, qui était chauffeur transporteur et qui est devenu chauffeur auprès des Banques Alimentaires. Nous avons aussi Loïc, ancien gardien de prison et qui anime désormais des ateliers numériques auprès de personnes souffrant de la fracture numérique. Nous rencontrons aussi d’anciens chefs d’entreprise qui accompagnent des associations. Ou encore un musicien de l’Orchestre National des Pays de la Loire qui anime des ateliers artistiques auprès de personnes en situation de handicap… ou enfin Catherine, ancienne prof de français qui donne des cours de français à des migrants chez JRS Welcome 

Quelles est votre vision du pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) ? 

Le bénévolat et le mécénat de compétences se trouvent au cœur de notre métier ! 

Chez Partager Son Temps/Benevolt, nous parlons à la fois du partage de compétences professionnelles, et/ou de compétences que l’on a acquises par une passion et ses expériences personnelles. Nous parlons de notre côté de “bénévolat d’expériences”. Parmi nos bénévoles, nous observons, au-delà des compétences, une envie de s’engager et d’aller de l’avant, d’expérimenter de nouvelles missions. 

Nous avons à cœur que les associations trouvent de la légèreté et développent leur projet, tout en permettant de donner de la visibilité aux personnes qui partent à la retraite : ces personnes représentent 25% de la population, mais on ne parle pas assez voire pas du tout d’elles quant au sujet de l’engagement citoyen – alors qu’on les cite souvent sur le sujet des loisirs ou à présent dans le cadre de la réforme des retraites. Parmi les retraités, plus de 30% sont déjà investis et près de 80% aimeraient bien s’engager, mais pour eux, l’occasion ne s’est pas encore présentée, ou alors ils n’ont pas trouvé de mission répondant à leurs attentes. Notre rôle est de les aider à passer à l’action ! 

Quels en sont les impacts, les limites, et les axes d’amélioration ? 

L’enjeu du “besoin” en bénévoles est un des enjeux majeurs pour les associations, au-delà des besoins financiers. L’enjeu pour les associations est aussi d’ouvrir leurs réseaux : avec Benevolt.fr, nous leur offrons une ouverture par rapport à des personnes qu’ils ne connaissent pas.  

Pourquoi s’adresse-t-on aux bénévoles retraités ? Car ils ont envie d’être utiles, ils ont de l’expérience, et recherchent un engagement qui permette de consolider les viviers de bénévoles des associations. Aujourd’hui, le bénévolat change, il devient plus ponctuel, mais les associations ont encore besoin de garder des viviers de bénévoles qui renforcent la structure. Parmi les points de vigilance, il ne faut pas confondre un bénévole avec un salarié ! On accompagne les associations en les incitant à ne pas chercher un mouton à 5 pattes : on va par exemple les accompagner à découper une mission en plusieurs projets pouvant permettre à plusieurs personnes de s’engager, en faisant en sorte que chacun y trouve son équilibre. Sinon, cela peut créer des frustrations voire des tensions, ce qui n’est pas l’objectif de l’association. 

L’avantage du mécénat de compétences réside dans la mobilisation des collaborateurs avant tout, pour une cause commune qui sort de l’objet premier de l’entreprise. On crée des synergies entre les collaborateurs, ce qui génère aussi de la fierté du côté des collaborateurs envers leur entreprise. À l’échelle d’un territoire, cela a vraiment du sens. 

En revanche, il faut surtout veiller à ne pas tomber dans un effet de communication ! Si l’on s’engage, il faut le faire avec sincérité et avec ses valeurs, cela va sinon se ressentir et se retourner contre l’entreprise. Après, il y a plein de choses à inventer : les entreprises peuvent se tourner vers leurs collaborateurs pour accompagner des associations dans lesquelles ils sont bénévoles, elles peuvent proposer l’arrondi sur salaire… Il existe plein de moyens de s’engager auprès des associations ! 

Plus généralement, il faut que l’on puisse communiquer par des témoignages des uns et des autres sur les bienfaits de ces pratiques, pour inspirer et passer le pas. Il faut également se montrer pédagogue auprès des réseaux d’entreprises et des directions RH pour démontrer que la mise en place du dispositif n’est pas si compliquée. La preuve par l’exemple doit être apportée. 

Quelle est votre perception du territoire des Pays de la Loire ? 

Le territoire des Pays de la Loire est un territoire très dynamique dans le cadre de l’économie sociale et solidaire, avec un taux d’emploi dans l’ESS supérieur à la moyenne nationale. C’est ancré et culturel : le territoire est créatif et solidaire. 

On peut noter par contre une concentration des acteurs un peu trop forte à Nantes. À nous aussi de sortir de Nantes et d’aller au plus près des départements, nous prévoyons d’ailleurs une présence plus forte dans les autres départements dans les prochains mois. 

Sur le sujet du bénévolat et du mécénat de compétences, nous avons tout pour que le déploiement s’opère : un réseau de dirigeants engagés et un terreau d’association très fort. Le terrain est donc fertile pour que les coopérations se développent !

Votre regard sur la crise sanitaire du COVID-19 ? 

La crise sanitaire actuelle renforce l’idée que les questions environnementales et sociales doivent être au cœur des préoccupations de tout un chacun, y compris les entreprises qui jouent un rôle clé dans les territoires. A ce propos, 3 présidents de réseaux nationaux d’entrepreneurs, Olivier de la Chevasnerie, PDG du groupe Sygmatel, basé à Saint-Herblain, et Président national de Réseau Entreprendre, Lionel Fournier, Directeur d’Harmonie Mutuelle Atlantique, et Président de Dirigeants Responsables de l’Ouest (DRO) et Pierre Minodier, Vice-Président d’Akardin, basé à Montpellier, et Président national du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) viennent de publier une Tribune en proclamant que « la sortie de crise ne se fera pas aux dépens de nos engagements sociaux et environnementaux ». Les acteurs de la région sont donc en première ligne pour porter une vision économique, solidaire et responsable de la sortie de crise, c’est encourageant. 

▷ Source : pro-bono.co, mai 2020.
▷ Auteur : Pro Bono Lab

 


La solidarité en Pays de la Loire vue par Anne-Sophie Meysselle pour Banque Populaire Grand Ouest

ESS, pro bono et solidarité dans les Pays de la Loire : entretien avec Anne-Sophie Meysselle, Responsable du fonds de dotation Solidarité Grand Ouest 

A quelques jours de la publication officielle des résultats de son étude territoriale intitulée « Comment les entreprises s’engagent-elles en faveur du territoire des Pays de la Loire ? », portant sur les pratiques de coopération entre les entreprises et les structures de l’ESS du territoire, Pro Bono Lab a choisi de donner la parole à certains représentants de l’écosystème ligérien et de mettre en lumière leurs actions d’engagement citoyen.  

Dans un moment inédit où la crise du COVID-19 frappe de plein fouet l’ensemble des parties prenantes de cet écosystème, où les modèles de développement économique sont appelés à se réinventer et où la solidarité est un sujet devenu quotidien, les personnes que nous avons interviewées initialement dans le cadre de notre étude nous partagent aujourd’hui leur regard sur ces bouleversements soudains. 

Pour la première interview de cette série, nous avons choisi de vous partager les propos d’Anne-Sophie Meysselle,Responsable du Fonds de dotation Solidarité Grand Ouest de la Banque Populaire Grand Ouest.

Pouvez-vous nous présenter la politique d’engagement portée par la Banque Populaire Grand Ouest ? 

Banque Populaire Grand Ouest est une banque mutualiste qui accompagne tous les acteurs dans toutes leurs étapes de vie, pour un développement responsable du territoire. Ce qui compte avant tout pour nous, c’est le terroir, le local, la proximité. Aussi, nous sommes un acteur engagé sur notre territoire, avec le souci d’accompagner le plus grand nombre : les plus fragiles, les associations, les particuliers, les entreprises, ceux qui osent, vivent et agissent vers et pour notre région. Nous les accompagnons dans tous les sujets qu’ils peuvent rencontrer : financement, épargne, métiers spécialisés (énergies renouvelables), crédit-bail, assurances… 

Notre politique d’engagement se matérialise de plusieurs manières. Pour accompagner nos clients en situation financière fragile, nous disposons d’agences dédiées Grand Ouest coopération. Nous avons créé une fondation d’entreprise et un fonds de dotation, dans une vision sociale et sociétale globale et avec l’ambition d’avoir une vraie politique de mécénat. Si nous raisonnons au niveau de la Banque, l’engagement que nous avons à travers notre fonds de dotation est un bel exemple d’audace et de “faire, ensemble, de la banque autrement”.  

Quelles sont, selon vous, les motivations et avantages à faire du mécénat de compétences ? 

Nous pratiquons le mécénat à travers notre fondation, avec la mise à disposition de compétences et un apport financier de 800 000 euros par an pour accompagner les sujets autour de la solidarité, de la recherche, du maritime et de la culture.  

Nous le pratiquons aussi via notre fonds de dotation, qui est un outil de collecte embarquant le grand public, les particuliers et les entreprises pour financer des associations. Le principe est simple et efficace : pour 100 euros donnés par un particulier ou une personne morale, l’association récolte in fine 300 euros grâce à un abondement supplémentaire de 100 euros de notre fonds de dotation et de 100 euros d’une entreprise partenaire, dans la limite des plafonds d’abondement. L’idée est surtout d’accompagner des petites et moyennes associations du territoire, qui ont besoin de ces financements pour se développer, et d’inclure les entreprises engagées qui ont ainsi un outil supplémentaire pour renforcer leur impact et leur empreinte sociétale.  

En complément du mécénat financier, nous sommes en train de structurer notre politique en matière de mécénat de compétences sur 2020. Par exemple, nos collaborateurs compétents sur les sujets financiers pourraient accompagner des associations sur la gestion de leur trésorerie, et les collaborateurs touchés par la cause environnementale pourraient aider concrètement à préserver le littoral et à sensibiliser les populations. Le mécénat de compétences a un triple intérêt : pour l’association d’abord, pour le collaborateur ensuite qui développe des compétences et sa confiance en lui ; pour l’entreprise, enfin, qui peut aider les collaborateurs dans leur parcours. Le dispositif est vertueux pour l’individu et pour l’entreprise, il permet de se former et de se développer tout en aidant une association qui en a besoin. L’entreprise est en cohérence avec les valeurs du collaborateur engagé : tout le monde y gagne ! 

Quels sont les limites et les axes de progression du pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) ? Quel est l’avenir de cette pratique selon vous ? 

Le mécénat de compétences pour nous est un vrai sujet d’engagement et de fierté d’appartenance. Nous avons besoin d’outils et de processus structurés pour le mettre en place et le suivre correctement. Nous devons y aller progressivement et communiquer au bon niveau pour que chacun s’y retrouve. Nous sommes déjà engagés dans des actions de ce type comme le mentoring que nous faisons auprès de jeunes filles avec l’association Capital Filles, auprès d’étudiants pour mettre en avant l’entrepreneuriat.  

Il paraît essentiel d’être vigilant à ne pas détourner les salariés de leur mission principale dans l’entreprise et que cela corresponde à une vraie motivation personnelle du salarié, que cela donne du sens à son quotidien et contribue à son bien-être. 

L’entreprise joue un rôle de facilitateur sur la base du volontariat des salariés. Le dispositif doit apporter différentes options en fonction du temps à consacrer (journées / temps plein) et des tranches d’âge (junior / senior).  

Quelle est votre perception du territoire des Pays de la Loire ? 

Ce territoire est innovant et très actif, avec un plein-emploi : beaucoup de choses s’y passent. C’est un territoire solidaire, avec une multitude d’associations, de start-ups, d’industries, d’entreprises, avec beaucoup de positivité et d’enthousiasme. C’est un territoire de l’Économie Sociale et Solidaire, riche au niveau économique et social. L’Ouest de manière générale me semble relativement en avance sur les problématiques sociétales avec plusieurs structures ou associations engagées : Dirigeants Responsables de l’Ouest, Produit en Bretagne, Communauté Lucie. Il y a une vraie volonté de ne pas rester passif dans le monde que nous sommes en train de construire pour demain. Et nous faisons face à deux enjeux qui me semblent tous les deux aussi importants : savoir-faire et faire savoir ! N’ayons pas honte de dire ce qu’on fait de bien !! Décidons d’être optimistes face aux enjeux de demain ! 

Votre regard sur la crise sanitaire du COVID-19 ? 

La crise sanitaire inédite que nous sommes en train de vivre nous démontre à quel point la solidarité est importante. Les chefs d’entreprise, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants, toute la population de l’Ouest… Tous se sont mobilisés de multiples façons : production de gel, de masques, dons divers aux soignants, cagnottes, applaudissements, bénévolat… Ces élans de solidarité venant de toutes parts démontrent bien cette soif d’agir, d’être utile, d’être solidaire, de trouver des solutions, de ne pas rester sans rien faire et que chacun à notre mesure, à l’instar du colibri, nous puissions contribuer à sauver ce qui peut être sauvé et construire / reconstruire notre monde de demain ENSEMBLE. C’est bien notre philosophie chez Solidarité Grand Ouest : Ensemble Agissons pour notre territoire ! Et puis… A la BPGO nous sommes convaincus que la réussite est en nous, en vous, en chacun : nous allons puiser en chacun de nous les ressources nous permettant de construire notre avenir dans ce nouveau paradigme et cela ne pourra se faire sans être ENSEMBLE et SOLIDAIRES, un peu, beaucoup, passionnément… tous les jours ! 

Nous étions là AVANT la crise et nous serons là APRES pour accompagner, avec les entreprises et la Fondation Grand Ouest, les associations du territoire. Leur rôle est essentiel au territoire sur de multiples sujets : santé bien sûr mais pas seulement ; insertion, handicap, logement, aide alimentaire, culture, emploi, environnement… finalement tous les sujets d’intérêt général. 

▷ Source : pro-bono.co, mai 2020.
▷ Auteur : Pro Bono Lab

 


Le pro bono pour la justice climatique

 

L’urgence climatique vivifie la pratique du pro bono chez les avocats. Le changement climatique est une réalité de plus en plus prégnante, mais le passage à l’acte n’est pas encore enclenché pour bon nombre d’acteurs. Malgré l'accord de Paris, les lois prises au niveau national et les traités internationaux, la grande majorité des États ne respectent pas leurs engagements.

Dans ce contexte, des associations font de plus en plus appel à des juristes ou structures juridiques pour les aider à faire respecter les droits des citoyens et contraindre les États à appliquer leurs engagements. Et c’est majoritairement en pro bono que les juristes et structures juridiques accompagnent cette cause.

On assiste ainsi à une remobilisation d’un secteur historiquement au cœur du pro bono autour de la cause climatique. Les avocat∙es s’engagent pour l’intérêt général, quelle que soit leur spécialité. L’outil juridique permet de protéger les populations en faisant évoluer les lois et en priorisant l’urgence climatique. Les procès climatiques menés ont une double visée : faire respecter les engagements qui sont aujourd’hui trop peu tenus, mais aussi faire évoluer le droit en inscrivant de nouveaux concepts dans les législations nationales et internationales (par exemple l’écocide, la reconnaissance des limites planétaires, etc.).

Des procès climatiques au cœur de l’actualité

Crédit photo Chantal Bekker lors du procès Urgenda.

Le procès le plus emblématique sur cette question fut celui de l’association Urgenda aux Pays-Bas. Ce sont les avocat∙es du cabinet Höcker et celles et ceux du cabinet en droit international NautaDutilh qui se sont saisi.es de l’affaire en pro bono, « en raison de sa pertinence sociale, de sa complexité juridique et de l’importance des intérêts en jeu »[1]. Ce procès climatique, jugé une première fois en 2015 et confirmé en appel en 2019, a permis de reconnaître qu’un État, - les Pays-Bas -, violait l’obligation légale envers ses citoyens par son absence de mesures adéquates sur les questions climatiques.

En France, l’Affaire du Siècle a eu un grand retentissement avec plus de 2 millions de signatures récoltées suite à son lancement en décembre 2018. Cette action en responsabilité de l’État pour carence fautive en matière de changement climatique est co-portée par quatre ONG, - Notre Affaire à Tous, Greenpeace, Oxfam et la Fondation pour la Nature et l’Homme -, et émane de juristes bénévoles des différentes organisations ainsi que du cabinet d’avocats Vigo qui accompagne Notre Affaire à Tous en pro bono et des juristes salarié.es des organisations. Le but est de démontrer que l’État français ne respecte pas ses engagements (il a dépassé en 2018 de 4,5% son objectif d’émissions de gaz à effet de serre[2]) et de l’obliger à prendre des mesures concrètes pour lutter contre le changement climatique.

Plus récemment, la jeunesse internationale s’est aussi emparée de l’outil juridique pour défendre son droit à un avenir sain, mis en cause par les changements climatiques. Ainsi, Greta Thunberg et quinze autres jeunes du monde entier ont lancé une action, Children VS Climate Crisis, pour dénoncer l’inaction de la France, l’Allemagne, l’Argentine, le Brésil et la Turquie contre le réchauffement climatique comme une atteinte à la convention de l’ONU sur les droits de l’enfant. Cette saisine du Comité des droits de l'enfant (qui n’est techniquement pas un procès mais une communication à ce Comité mis en place dans le cadre de la Convention relative aux droits de l'enfant adoptée en 1989) est portée grâce à l’aide de Earthjustice, une ONG de justice environnementale composée d’avocats ainsi que du cabinet en droit international Hausfeld.

Un engagement professionnel pour répondre aux grands défis sociétaux

La multiplication des exemples permet de se rendre compte de la vivacité du pro bono dans le secteur juridique. En se saisissant de la cause environnementale et en proposant gratuitement leurs services, les professionnel.les du droit engagé.es dans cette démarche permettent à des personnes ou des structures de se faire entendre, mais aussi de faire progresser l’ensemble de la société vers une justice environnementale efficace. Alors que le pro bono s'étend aujourd'hui à d'autres professions, d'autres secteurs et d'autres causes, il est important de saluer toutes ces initiatives qui démontrent que cette forme d'engagement professionnel, et avant tout citoyen, est un levier d'action puissant pour répondre aux grandes menaces et défis de société.

 

Pour en savoir plus sur les affaires climatiques à travers le monde : https://notreaffaireatous.org/tous-les-numeros-de-la-newsletter-des-affaires-climatiques/

[1] https://www.nautadutilh.com/fr/le-conseil-dadministration/actualites/le-procureur-general-et-lavocat-general-recommandent-de-confirmer-larret-urgendag

[2] France Info


Compétences tech & pro bono au Club de prospective

Le jeudi 10 octobre dernier avait lieu un nouveau temps fort du Club de prospective de Pro Bono Lab. C’est sous le format d’un Probono Lunch autour des compétences tech et du pro bono qu’a échangé la communauté du Club.

Accueillies chez l’un des Membres du Club, AG2R LA MONDIALE, étaient présentes la Fondation Bouygues Telecom, la Fondation Deloitte, la Fondation la France s’engage, la Fondation Nexity, la Fondation PwC,  la Fondation la Société Générale, la Fondation Thalès, la Fondation Devoteam, la Fondation Cornerstone on demand et SAP France.

Les Membres et invités se sont interrogés sur les meilleures manières d’engager les compétences tech au service de l’intérêt général, dans un contexte où ces compétences restent rares, diverses et extrêmement évolutives. Comment faire du pro bono un levier efficace de transfert de ces compétences. Pour en parler, deux grand.es témoins, expert.es sur la question : Jeanne Bretécher, présidente et co-fondatrice du SOGA, Frédéric Bardeau, président et co-fondateur de Simplon.co.

Pourquoi s’intéresser aux compétences tech ?

Tout d’abord, parce que Pro Bono Lab porte la conviction que “toute compétence est un bien public”, notion se retrouvant ainsi au cœur de ses différentes missions (opérateur social, média/plaidoyer, expérimentation & prospective). Aussi, les compétences numériques constituent des besoins de plus en plus présents chez les associations et autres structures à finalité sociale. C’était enfin l’occasion de partager en avant-première avec les Membres du Club l’étude sur les coopérations entre acteurs de l’utilité sociale et acteurs de la Tech, co-réalisée par l’Agence Phare et Pro Bono Lab, et commandée par le SOGA.

Le SOGA ou Social Good Accelerator

Co-fondatrice du “think and action tank” européen SOGA, Jeanne Bretécher a rappelé la genèse et les prochaines étapes du SOGA. Né lors du Web Summit de 2017 et pionnier dans sa volonté de mettre “more social good in tech, more tech in social good”, il rassemble aujourd’hui une cinquantaine de membres, majoritairement français et portugais. Il ambitionne d’informer, influencer et connecter les mondes de l’innovation sociale et de l’innovation technologique (Manifeste Pour un dispositif européen de co-innovation technologique et sociale). L’étude réalisée permet aujourd’hui de porter ce message de plaidoyer auprès des décideurs politiques et économiques européens.

Se basant sur ses résultats, la présidente du SOGA est ainsi revenue sur les importants besoins numériques des acteurs de l’utilité sociale : 91% des répondants des acteurs de l’utilité sociale déclarent souhaiter développer en interne plus de compétences tech tandis que 67% affirment avoir déjà collaboré avec des acteurs tech et souhaitent continuer à coopérer. Concernant les freins et les leviers des coopérations tech, 66% des répondants considèrent qu’il y a un manque de lieux de rencontre pour les acteurs de la Tech et ceux de l’utilité sociale tandis que 76% des répondants considèrent que les structures de l’utilité sociale ne connaissent pas suffisamment le potentiel de la technologie. Parmi les freins internes des structures de l’utilité sociale pour mener des coopérations avec les acteurs de la Tech, citons celui des fractures numériques ou celui du risque de dénaturer la qualité de l’impact social par une solution dématérialisée et déshumanisée.

“La compétence Tech, une compétence citoyenne.”

Véritable success story de l’ESS en France et dans le monde (84 écoles dans 18 pays, plus de 5600 apprenant.es depuis 2013), Simplon.co agit lui sur trois métiers : la formation aux compétences tech des populations éloignées de l’emploi, l’accompagnement de collaborateur.rices d’entreprise dont l’emploi est transformé par le numérique ou souffrant d’illectronisme, c’est-à-dire illétrisme numérique (Simplon Corp) et de l’emploi (Simplon Prod). A l’heure où 13 à 20 millions de personnes souffrent d’illectronisme, Frédéric Bardeau considère que “la compétence tech est une compétence citoyenne”. De la formation à la programmation initialement dispensée, la gamme des formations de Simplon.co s’est largement diversifiée : internet des objets, cybersécurité, data, etc.. L’importance d’autres types de compétences est aussi mise en avant comme les compétences transversales et les soft skills.

Dans ce projet, le pro bono se niche à plusieurs niveaux : mentorat inversé des jeunes simplonien.nes, organisation de hackathons, ateliers d’initiation au code, mécénat de compétences avec notamment la Fondation Simplon, participation à la structuration du pro bono pour la Tech (SOGA, FEST, etc.). Selon le co-fondateur de Simplon.co, le numérique est intrinsèquement lié à l’ESS avec un véritable enjeu d’attirer les talents tech dans les structures à finalité sociale. Ce fut l’occasion d’évoquer le projet d’accompagnement DigitESS que Simplon.co mène en partenariat avec AG2R LA MONDIALE pour la digitalisation du secteur de l’ESS.

Focus sur le mécénat de compétences

Dans l’étude sur les coopérations entre acteurs de l’utilité sociale et de la tech, on apprend que les effets de ces coopérations sont multiples : sur l’acquisition de compétences tech, sur le renforcement du modèle économique des structures d’utilité sociale et sur le renforcement de leur impact social. Concernant le mécénat de compétences, 77% des structures répondantes en ont déjà bénéficié ou souhaiteraient en bénéficier dans le cadre d’une coopération Tech.

L’étude a permis de souligner la nécessité d’opérer un véritable transfert de compétences et de s’assurer de leur internalisation pérenne chez les structures à finalité sociale, à la fin d’une coopération. 78% des structures d’utilité sociale ayant bénéficié d’une coopération tech ont augmenté leur impact social. Sur les conditions de mise en place de mécénat de compétences, il faudrait mettre en place une transmission durable de compétences, pour permettre un gain identifié pour l’autonomie de la structure accompagnée.

Au-delà de partager des lieux de rencontres et d’échanges, une compréhension commune des enjeux, des objectifs et des modalités de coopération « gagnant-gagnant » pour les deux parties est essentiel.

Les moments d’échanges entre les grands témoins et les participants au Probono Lunch ont permis de s’interroger sur l’articulation entre pro bono et compétences tech : la primordialité du diagnostic des besoins des structures à finalité sociale, l’injonction à l’innovation, la nécessité de sensibiliser et du lien avec les ODD, la question des outils, les effets de dépendance, la logique de transmission et de maximisation d’impact, etc.

En bref

Le bénévolat/mécénat de compétences est une porte d’entrée dans la relation partenariale entre acteurs de l’innovation sociale et de la tech, jouant un rôle dans la « démystification » de ce secteur. Formaliser un référentiel  des compétences numériques nécessaires pour les structures à finalité sociale (proposition 14 du Manifeste pour le développement du pro bono) contribuerait à une collaboration pérenne de ces deux mondes. Il s’agit également de rappeler la nécessité du temps long pour le transfert de toute compétence, en particulier celui des compétences tech, en articulation avec la formation professionnelle. Enfin, réaffirmer que la tech ne peut pas tout. Qu’elle doit être un outil au service de l’utilité sociale.

▷ Autrice : Dounia El Aflahi, chargée de prospective et de projets chez Pro Bono Lab
▷ Source : Étude sur les coopérations entre acteurs de l’utilité sociale et acteurs de la Tech (sortie prévue en novembre).


La Base : un espace unique pour créer du commun

Rencontre avec Marielle, permanente à la Base, pour découvrir ce lieu de l’engagement parisien qui accueille aujourd’hui dix organisations en lutte pour une justice sociale et climatique.

© Crédit photo Chris Charousset

La Base : une porte d’entrée pour l’engagement

Accueillir de manière décomplexée toutes les personnes qui veulent s’engager à travers des moments conviviaux, informels  

La Base est avant tout un lieu de rencontre qui permet d’accueillir de manière décomplexée toutes les personnes qui souhaitent s’engager. Avant même l’ouverture, les premiers bénévoles se sont retrouvés pour faire les travaux. Rien de mieux pour créer du lien ! 

“Entre la signature du bail le 15 février 2019 et l'ouverture le 1er mars, il y avait quinze jours pour mettre en place le lieu : faire de la peinture, récupérer des meubles, etc. Cela a créé une équipe soudée de personnes […] beaucoup sont restés à la suite de cela et se sont engagés d'abord à la Base et certains ensuite dans d'autres organisations.” 

Le bar associatif participe aussi à cet investissement de façon avant tout conviviale. Ce sont des bénévoles qui le tiennent et se relaient, ce qui leur permet de rencontrer à la fois les organisations présentes, mais aussi des personnes qui souhaitent elles-aussi franchir le pas de l’engagement. Un lieu accessible, simple, qui permet de s’imprégner de l’ambiance et créer les premiers liens.  

L'importance du lieu comme espace de rencontre, de proximité pour capter un nouveau public …

 Durant la journée, c’est aussi un lieu qui vit, puisque “beaucoup d'ateliers ont eu lieu ici, de nombreux bénévoles viennent travailler au quotidien toute la journée, avec un espace de réunion qui est ouvert.”  

Ce lieu attire des publics divers, entre les travailleurs de la journée, mais aussi les voisins qui viennent découvrir un espace de rencontre. En plus du bar, la Base organise de nombreux événements, avec une programmation éclectique, faite de conférences, d’ateliers, de projections ouvertes à tous. 

« Il y a des personnes qui nous rejoignent parce qu’elles habitent à côté et cela les motive pour franchir la porte. De même, le côté éphémère peut motiver certaines personnes, car c’est maintenant qu’il faut venir : dans un an le lieu sera peut-être fermé ! » 

…mais aussi pour s’organiser et créer des espaces communs

Et ce n’est pas pour rien que les équipes parlent d’un QG de l’engagement : la Base, c’est aussi le lieu au cœur des mobilisations. Les équipes des différentes organisations peuvent ainsi s’organiser en amont, préparer les événements, et servir de base arrière durant les manifestations diverses, voire de lieu de convivialité ensuite, pour que les bénévoles puissent échanger. 

« Avoir un lieu commun a facilité l’organisation de certains événements, notamment sur l'organisation d'ateliers, de réunions, un espace de travail pour les bénévoles. C’est un point de ralliement durant la préparation, et lors des mobilisations, les équipes de communication sont à la Base. » 

Un lieu de rencontres et de connexions 

Ce lieu de rencontres se veut comme facilitateur et permet la mise en relation à toutes les échelles. « l, cependant l'idée n'est pas que les gens s'engagent forcément à la Base mais qu'ils s'engagent d'une façon générale, même au sein des organisations de la Base ou extérieures. » C’est aussi un endroit où l’on discute de l’engagement, sous toutes ses formes, avec des soirées débat sur l’effondrement, sur la sensibilisation, l’écoféminisme et autres. 

 

 

Émulation collective et partage de compétences

Toutes les compétences sont les bienvenues :  

Cependant, la majorité des bénévoles sont des primo-engagés (personnes s’engageant pour la première fois). Et c’est cette rencontre entre des milieux divers, militants ou non, qui permet d’enrichir la vision de chacun. 

Même si le projet est initialement porté par des personnes déjà engagées, les bénévoles qui viennent, eux, cherchent à s’engager pour la première fois et la Base leur permet d’avoir un point précis et concret pour ce premier engagement. » 

Pour s’engager, la qualité première est la motivation rappelle Marielle : “Il y a une place pour toutes et tous. Il y a besoin de compétences, mais les gens se forment aussi petit à petit, que ce soit sur la communication, la logistique, faire des banderoles, gérer des tableaux Excel, s'organiser, faire des réunions….” Quelques soient ses compétences, l’important est donc d’avoir envie de les mettre au service d’un mouvement, d’être volontaire (dans tous les sens du terme !). 

Des initiatives spontanées  :

Au-delà des outils mis en places, des espaces de réunions etc… les bénévoles eux-mêmes peuvent être force de proposition pour développer les activités de la Base et partager des compétences « Il y a aussi un groupe spontané qui s'est créé : "la Base de la solidarité". Pour l’instant, les structures présentes s’investissent beaucoup sur la justice climatique, mais il y encore du travail à faire sur la justice sociale. Ce groupe-là s'est constitué en faisant des maraudes, en organisant de la récupération alimentaire, en créant une boîte à dons et bientôt un frigo solidaire. 

Des projets à développer pour organiser le partage de compétences  :

Reste que la principale force de la Base est le nombre de personnes prêtes à s’engager (plus de 700 ont déjà rempli le formulaire et le lieu compte plus de 5000 adhérents, dont certains ont participé à la campagne de crowdfunding qui a permis de louer l’espace). Ainsi, de nouveaux outils sont envisagés par les équipes, avec notamment la mise en place prochaine d’un mur de l’engagement. “L'idée est qu'il y ait, à même le mur, un calendrier des mobilisations et des programmations de la Base ce qui permet d'avoir une vue globale de ce qui va arriver et de permettre à des organisations hors Base d'ajouter leurs événements. Et surtout, un espace "Je recherche" et "J'offre" sera créé avec d’un côté les appels à bénévoles pour organiser tel événement, pour obtenir telle compétence ou matériel, et de l’autre des offres comme « j’offre du temps », « je sais faire de la communication », etc. 

Cela permettra aux bénévoles de proposer directement leurs compétences, répondre aussi au mieux aux besoins des organisations, pour faire avancer les nombreux projets portés, et notamment les mobilisations de septembre avec les mouvements de la jeunesse et les grèves du climat. 

 

© Crédit photo Chloé Pumani

La Base est un QG de la mobilisation citoyenne sur la justice sociale et climatique. Ce lieu éphémère est ouvert depuis le 1er mars 2019 pour une durée de treize mois. 

La Base a été fondée par 10 organisations : Alternatiba, Action Climat Paris, le Consulat, Le Mouvement, FAIR[e] un monde équitable, Mouvement Utopia, Nature Rights, Notre Affaire à Tous, Partager c'est sympa, 350.org. 

Ce lieu a plusieurs objectifs :  

  • Être une porte d'entrée vers l'engagement auprès des citoyens et des citoyennes. Il est notamment composé d’un bar associatif. Cela permet de venir simplement pour boire des verres, mais aussi de venir voir des conférences, des ateliers, des projections de films, d'autres types d'événements qu’ils soient organisés par des organisations de la Base, la Base elle-même ou des organisations extérieures. 
  • Être un appui logistique à la mobilisation en étant un lieu, avec notamment des salles de réunion, un espace de travail, des bureaux et un espace de coworking. Les salles de réunion sont utilisées par les organisations présentes, mais elles sont aussi ouvertes à d'autres organisations, que ce soient des associations ou des entreprises. Pour les premières, c’est à prix libre donc accessible à toutes, pour les entreprises, c'est à prix fixe ce qui permet de financer le lieu. Les organisations doivent respecter certains critères, définis par ce que la Base refuse : il ne faut pas que ce soient des structures dépendantes de certaines entreprises climaticides, liées aux OGM, etc.  
  • Être une synergie entre les organisations, à la fois les organisations de la Base ou d'autres, en étant un lieu où les gens travaillent ensemble de façon directe ou indirecte. Le bar qui est ouvert en journée est un vrai espace de travail, et c’est une occasion de se connaître personnellement. La Base incite les personnes organisatrices d’événements à les faire de façon commune pour qu'il y ait des rencontres entre elles, et pour que le public puisse avoir des avis différents et complémentaires sur certains sujets. 

Bon(o) plan #QG à Clichy : One Each

Cet été, on vous emmène dans un mini-tour de France des QG de l’engagement. 

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir un bistrot solidaire qui a ouvert début 2018 à Clichy, sous l’initiative de Michael Ferrière : One Each.

   

Le concept, inspiré du Foyer de la Madeleine où il a été bénévole, reprend celui des « cafés suspendus » : les repas payés par les clients du midi (menu complet à 19€) permettent de proposer des dîners à seulement 1€ pour des personnes en situation de précarité, orientées par des associations partenaires de One Each (Secours Catholique, Restos du Cœur…). Et l’identité sociale et solidaire du lieu ne s’arrête pas là, puisque l’établissement emploie également des personnes en insertion pour le service du midi.

   

La cuisine faite maison et privilégiant les produits de saison ravira vos papilles. Le lieu quant à lui, convient aussi bien pour un déjeuner pro dans un lieu inspirant que pour un afterwork convivial et décontracté en fin de journée.

   

Le petit plus : leur carte de cocktails originaux, élaborés devant vos yeux par Marco, qui valent vraiment le détour…testés et approuvés par l’équipe clichoise de Pro Bono Lab !

Pour les gourmands solidaires qui habitent ou travaillent à Clichy-la-Garenne, rendez-vous au 14 rue Madame de Sanzillon, du lundi au vendredi !

 

▷ Auteurs : Rédaction
Crédits photo : One Each
▷ Source : pro-bono.co, août 2019.


#voyage au Canada

Cette semaine, on traverse l'Atlantique et on part vers des contrées plus fraîches... Direction le Canada !

On vous emmène au Québec, avec l’association Cultive ta ville.

Cette plateforme se veut un carrefour d’information sur l’agriculture urbaine dans la région. Elle propose des ressources pour les jardiniers en puissance ou déjà confirmés, recense les actualités en matière d’agriculture urbaine, et a créé une « carte-répertoire » pour regrouper l’ensemble des initiatives au Québec. Sont recensées les fermes (qu’elles soient sur toit, péri-urbaines ou urbaines), les initiatives (collectives, individuelles, communautaires, pédagogiques ou autres), mais aussi des bibliothèques de semences, des poulaillers, houblonnières ou ruches. Cette association valorise donc la richesse des formes que peut prendre l’agriculture urbaine, en plein cœur de notre quotidien. Les utilisateurs peuvent rejoindre des initiatives déjà existantes ou partager les leurs !

Cultive ta ville est portée par le Laboratoire sur l’agriculture urbaine, un laboratoire de recherche qui se veut être un lieu de discussion et de travail regroupant des chercheurs et des praticiens sur les questions d’urbanité et d’alimentation.

L’occasion aussi de s’intéresser à l’école d’été sur l’agriculture urbaine de Montréal, qui se tient du 19 au 23 août avec pour thème « les jardins pédagogiques : l’agriculture urbaine du niveau préscolaire aux universités, en passant par l’éducation populaire ».

 

Une belle façon de s’investir en pro bono, de rencontrer ses voisins, de participer à une alimentation locale et de remettre de la biodiversité en ville !

A lire également, le pro bono en voyage... au Cambodge et le pro bono en voyage... au Portugal.

▷ Auteurs : Rédaction.
▷ Crédits photo : Facebook.
▷ Source : pro-bono.co, août 2019.


Bon(o) plan #QG à Nantes : le Solilab

Cet été, on vous emmène dans un mini-tour de France des QG de l’engagement. 

Pour continuer notre tour de France des QG de l'engagement, on s'arrête cette fois à Nantes, avec les Ecossolies.

Situé dans une ancienne friche industrielle sur l’île de Nantes, l’association les Ecossolies porte le Solilab, lieu phare de l’ESS et de l’engagement de la ville. Il fait partie des 20 lieux labellisés « Territoires French Impact » en février 2019 ! C’est le lieu idéal pour faire du bénévolat, puisqu’il héberge de nombreuses structures qui n’attendent que vous pour faire avancer leur projet.

Tous les publics sont bienvenus : les entrepreneurs peuvent y pitcher leur projet pour pouvoir être accompagnés, les curieux peuvent assister aux conférences organisées, les promeneurs s’y balader, faire du shopping solidaire au sein de la ressourcerie Le Comptoir du Solilab. On peut aussi s’y retrouver pour manger à la cantine tenue par des associations de cuisine de rue ou venir assister à des conférences portant sur des sujets de l’ESS ou des soirées engagées, une bonne occasion de découvrir un écosystème nantais riche !

 

 

Et si vous êtes à Nantes, n’hésitez pas à venir dire bonjour dans notre nouvelle antenne nantaise à Claire Bertin, notre nouvelle directrice territoriale Grand Ouest, au Work In Excess !

 

▷ Auteur : Rédaction
▷ Crédits photos : Solilab via Facebook
▷ Source : pro-bono.co, août 2019.


Vue de la Cité Fertile

Bon(o) plan #QG à Pantin : la Cité Fertile

Penser la ville : La Cité Fertile

Vue de la Cité Fertile

Espace de créativité citoyenne

À Pantin, un lieu tout à fait extraordinaire à rouvert : la Cité Fertile. Lieu d'expression et d'innovation sociale, cet espace d'un hectare s'inscrit dans le paysage des friches industrielles qui transforment la ville. Géré par Sinny&Ooko, la Cité Fertile offre à celui qui vient la découvrir différents espaces de rencontre et de partage. On y trouve un hall accueillant différents évènements, un restaurant et à l'automne, une serra agricole prendra vie.

Penser la ville : une nécessité

Ce tiers-lieu prend place sur un ancien site ferroviaire de la SNCF , qui sera le futur éco-quartier de Pantin, en 2030. La Cité Fertile témoigne alors d'une véritable prise de conscience sur le rôle que doit avoir une ville dans l'écosystème environnementale. Il s'agit alors de penser la ville comme un espace durable à faible empreinte écologique, propice au développement d'un mode de vie plus respectueux... D'où la nécessité d'avoir des tiers-lieux comme la Cité Fertile au coeur des zones urbaines.

Les tiers-lieux : territoire unificateur

Les tiers-lieux sont, de par la pluralité des activités qu'ils proposent et leur conscience environnementale/sociétale, de véritables espace de créativité pour les citoyens qui viennent s'y retrouver. Ces portions de territoire, ouverts sur l'écosystème local, produisent de la connaissance, du savoir et de la compétence grâce à la rencontre et au partage.

Alors, allez vite découvrir la Cité Fertile ! (Et si vous êtes vers Lille, allez découvrir la Friche Gourmande.)

 

 

▷ Auteur : Rédaction
▷ Crédits photos : La Cité Fertile via Facebook
▷ Source : pro-bono.co, août 2019.