La révolution de l'Entraide

A l’heure où de plus en plus de gens dans notre société sont fragilisés et précarisés la solidarité est en train de vivre une formidable révolution. Les entreprises, les associations mais aussi les particuliers se mobilisent de plus en plus et avec de nouveaux outils pour démultiplier et favoriser l’entraide.

Découvrez l’émission « La révolution de l’Entraide » enregistrée à l’occasion du lancement de www.entraides.org.

Entraides.org c’est quoi ?

Une plateforme pour ne pas rester spectateur dans l’indifférence ou dans l’impuissance et de devenir acteur en apportant son talent.

Une plateforme caritative et gratuite dont la mission s’articule autour de valeurs fortes : la solidarité & l’universalité. Chaque situation difficile peut être soulagée en faisant appel aux talents de chacun, étant rappelé que celui qui aide peut, demain, être celui qui sera aidé.

 

Source : www.entraides.org


Le web solidaire n'est pas mort !

Internet a bouleversé nos rapports humains, nos modes de consommation, notre rapport au temps, à l’information… Pour les associations ou ONG qui agissent tous les jours pour l’intérêt général, les nouvelles technologies présentent de réelles opportunités. Mais maîtriser les bons outils n’est pas si simple !

Rencontre avec Raphaëlle Menajosky, Fondatrice de Webassoc, une association réunissant plus de 1400 professionnels du web pour aider ces organisations humanitaires, de solidarité et d’environnement, à se renforcer sur internet.

Le “bénévolat complet” pour un engagement total

La communauté de professionnels engagés auprès de l’association revendique un “bénévolat complet”. Autrement dit, Webassoc n’a pas de compte en banque et un budget 0. Une vision philanthropique directement inspirée de Jean-Baptiste Descroix-Vernier, entrepreneur du web, connu pour avoir fait fortune dans le domaine mais surtout pour avoir donné “tout ce qu’il est et tout ce qu’il a.”

“Ce fonctionnement basé sur la seule volonté d’agir délivre chez les personnes qui s’engagent avec nous une énorme énergie. Nous sommes surpris nous-mêmes de nos résultats.” En accompagnant près de 2000 associations et ONG par an, Webassoc a pu constater une vraie évolution des pratiques : “Les associations ont beaucoup progressé ces dernières années sur internet. Il y a 5 ans, nos formations générales sur les leviers majeurs du web (google, facebook, email) étaient pleines, aujourd’hui ces sujets sont acquis et les besoins des associations sont désormais plus pointus.”

Mais les petites associations, avec peu de ressources, ont encore de nombreux défis à relever en la matière. “Elles font un travail formidable sur le terrain mais ont peu de soutiens […] et c’est surtout pour elles que Webassoc a été créée”. Rester à l’écoute et au contact de ces associations est alors primordial, pour appréhender les besoins de chacun et apporter de nouvelles solutions : “cela nous pousse à rester moteur et innovant : nous lançons régulièrement de nouveaux formats et nouveaux sujets de formations.”

L’humain avant tout

En mars dernier, l’association publiait un Manifeste pour (ré)affirmer les valeurs du projet et fédérer sa communauté. Une manière également de mettre en avant un “web des solutions”, utile à l’intérêt général et au lien social. Un web humain, à l’image de celles et ceux qui s’engagent.

“Nous misons sur la beauté présente au fond de chacun de nous, sur la joie de faire ensemble” Raphaëlle Menajosky

Le Manifeste est aussi un appel adressé aux professionnels, pour s’engager dans cette dynamique solidaire. Pour que chacun à son échelle, avec ses compétences, puisse soutenir les grandes causes de notre époque qui méritent l’attention de tous. “Avec ce Manifeste, nous voulions expliquer nos motivations pour mobiliser l’ensemble du secteur web avec nous, pour les plus fragiles. Notre monde s’habitue trop à l’inacceptable, nous avons les moyens d’agir avec nos compétences web, notre message avec ce Manifeste est simple : participons !

Cliquez ICI pour lire le Manifeste des 1000 dans son intégralité.
Pour en savoir plus sur Webassoc : www.webassoc.org

▷ Auteure : Nina Danet, Chargée des Relations Presse & Publiques
▷ Source : pro-bono.co, juillet 2019


TPE/PME : les leviers pour s'engager

Le mécénat de compétences, réservé aux grands groupes ? Sonia Lourenço, Directrice du Développement chez Pro Bono Lab nous prouve le contraire et livre ses conseils pour que chaque entreprise, à son échelle, puisse s’engager concrètement.

Les TPE/PME emploient généralement moins de 250 salariés, mais représentent plus de 90% du nombre total d’entreprises et la moitié du PIB mondial, pour 60-70% des emplois dans le monde*. C’est dire !

La raison d’être, quelle que soit la taille 

Acteurs économiques majeurs, mais pas que… Les TPE/PME, comme toute entreprise, sont aujourd’hui questionnées sur leur raison d’être.

Depuis l’adoption de la loi PACTE en avril dernier, l’entreprise n’est plus seulement définie par ses performances économiques, elle doit aussi prendre en compte son impact au niveau social et environnemental. Et pour celles qui souhaitent aller encore plus loin, la modification de leur statut permet de devenir des entreprises dites « à mission ». Cela concerne les entreprises de toutes tailles. 

Bien qu’il existe différentes formes d’engagement au service de l’intérêt général pour les entreprises, l’engagement pro bono, qui consiste à transmettre gratuitement ses compétences à des causes à impact social – et qui rassemble en France les dispositifs du bénévolat et du mécénat de compétences – constitue l’une des réponses les plus puissantes et vertueuses qu’une entreprise puisse adresser. Le premier capital qu’une entreprise puisse transmettre, ce sont bien les compétences de celles et ceux qui la composent.

Bien sûr, cette pratique est complémentaire aux leviers financiers de soutien, comme le mécénat financier, l’impact investing, l’open innovation sociale etc.

Le mécénat de compétences : une pratique à développer

Le mécénat de compétences représente  un intérêt particulier pour les TPE/PME qui ne disposent pas toujours de ressources financières suffisantes pour effectuer un don financier. Il est d’autant plus essentiel qu’il a une forte tendance à s’opérer au niveau territorial et qu’il est un atout pour le développement des actions locales. Pourtant, mettre un place des actions pro bono et plus spécifiquement un dispositif de mécénat de compétences au sein d’une TPE/PME peut s’avérer complexe et demande des aménagements spécifiques.

Quels leviers pour encourager le mécénat de compétences dans ces entreprises ?

  • Tout d’abord, faire la pédagogie et la promotion des récentes évolutions appliquées au mécénat de compétences, concernant le nouveau plancher de dépenses ouvrant droit à réduction d’impôt liée au mécénat. S’il ne s’agit presque jamais du premier levier de motivation d’une entreprise pour engager ses collaborateurs dans des actions pro bono, l’argument de la défiscalisation peut permettre de rassurer sur la faisabilité économique d’un tel projet. 
  • Ensuite et surtout, il faut créer ou favoriser le plus possible les dynamiques collectives entre TPE/PME qui pratiquent le mécénat de compétences, à l’échelle des territoires. D’ailleurs, on voit émerger de plus en plus de clubs de mécènes, de patrons de TPE/PME qui se rassemblent pour mettre en commun leurs moyens, la plupart du temps financiers, pour soutenir ensemble des projets à finalité sociale. Pourquoi ne pas créer/renforcer les mêmes dynamiques autour du mécénat de compétences – et les valoriser pour leur donner titre d’exemple ?

Pour aller plus loin : 

 

*https://www.un.org/fr/events/smallbusinessday/ 

▷ Auteure : Sonia Lourenço, Directrice du Développement chez Pro Bono Lab
▷ Source : pro-bono.co, juillet 2019


Le don : niche fiscale ou levier d’action ?

La Tribune “Le don : niche fiscale ou levier d’action ?” publiée le 28 juin, signée par près de 90 personnalités du secteur de l’ESS rappelle le rôle essentiel du mécénat face à la crise sociale et écologique. 

Il est un “un maillon essentiel de la solidarité quotidienne dans tous les territoires” et l’un des piliers de l’action sociale. Alors que près de  9 millions de Français vivent en dessous du seuil de pauvreté, remettre en cause le mécénat d’entreprise aurait des conséquences concrètes qu’on ne peut ignorer. 

Ce n’est d’ailleurs pas qu’une question financière. Comme souligné dans la Tribune, le mécénat est aujourd’hui “indispensable à l’action des associations” qui oeuvrent quotidiennement pour (re)construire le lien social et qui portent concrètement le projet d’une société plus inclusive. 

Enfin, le mécénat “permet également d’expérimenter de nouvelles solutions innovantes pour mieux répondre aux besoins sociaux car les financeurs privés sont davantage enclins à prendre des risques pour tester de nouveaux projets. ”  

Les signataires de la Tribune appellent donc le gouvernement à “ne pas confondre le mécénat à grands chiffres et effet d’annonce, avec le mécénat de solidarité, essentiel à l’inclusion des plus fragiles et plus exclus, pour lequel chaque euro compte plus que jamais.”

Lire la Tribune dans son intégralité ici

 

▷ Auteur : Pro Bono Lab
▷ Tribune à lire sur la-croix.com
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019


Mécénat collectif : un nouvel atout pour les territoires

Retour sur la clotûre du Tour de France des Mécènes organisé par l’Admical. Cette série d’événements, qui a débuté fin 2016, avait pour but d’aller à la rencontre des chefs d’entreprises et entrepreneurs afin de mieux faire connaître le mécénat, découvrir des projets innovants dans les différentes régions, connecter les entrepreneurs entre eux et donner les clés pour passer à l’action. 

Créer du lien

Cet événement a permis de mettre en avant les enjeux qu’incarne le mécénat sous toutes ses formes, qu’il soit financier en nature ou en compétences (les entreprises choisissent d’ailleurs bien souvent de combiner plusieurs types de mécénat, en fonction de leurs ressources et des projets, afin de pouvoir apporter un accompagnement plus global). Selon Marina Derrien, Responsable Mécénat de Metz Métropole, il est un “véritable outil au service de la création de lien, d’une meilleure répartition des richesses et source de progrès social”. A l’heure du « tournant philanthropique » qui s’observe en France, le mécénat répond par l’ensemble de ses vertus à la redéfinition de l’entreprise comme acteur de l’intérêt général. Il met en avant “les qualités humaines, les projets et des valeurs communes” comme le souligne François Debiesse, Président de l’Admical.

Partager ses compétences

Le mécénat de compétences est particulièrement plébiscité car il permet aux collaborateurs d’être réellement impliqués et de répondre à cette question de “quête de sens” dans le travail. Pour les jeunes générations, de plus en plus sensibles à l’éthique, aux valeurs d’entreprises ainsi qu’à la qualité des parcours professionnels proposés, il représente une vraie opportunité : d’une part, “il permet l’apprentissage et l’acquisition de compétences transversales. De l’autre, il permet d’articuler les aspirations individuelles et collectives, le « je » et le « nous » “comme le souligne Nils Pedersen, Président de la Fonda.

S’engager, collectivement

En incitant à la rencontre entre les entreprises, les citoyens et les structures, le mécénat crée des connexions qui ont du sens. L’idée du mécénat collectif est ainsi de fédérer localement les acteurs engagés dans cette pratique autour de valeurs communes. Selon Sylvaine Parriaux, Déléguée Générale de l’Admical, ce mécénat est « la solution adéquate pour les territoires » car il permet d’affirmer un message clair et d’offrir une réelle visibilité. En mutualisant les moyens, il permet d’avoir un impact plus fort et ainsi d’être bénéfique pour l’ensemble des acteurs du territoire.

La Fondation territoriale des Lumières, qui réunit 9 partenaires sous l’égide de la Fondation de France est une belle illustration de ce mouvement . Elle est issue d’une dynamique locale et agit à l’échelle d’un territoire élargi pour « lutter contre toute forme de précarité sur le bassin minier du Nord et du Pas de Calais ». Avec ce projet, les différentes parties prenantes portent l’idée qu’il est possible de « susciter l’envie d’agir des habitants et de soutenir leurs initiatives ».

Les territoires sont de formidables laboratoires d’expérimentation et d’initiatives. Ces exemples de collaborations entre différents acteurs complémentaires et transverses font naître de vraies dynamiques constructives. Une source d’inspiration précieuse !

▷ Auteure : Laure Bulteel, Chargée de Développement Territorial 
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019


Les TPE/PME s’emparent du pro bono

Le pro bono, un sujet uniquement exploité par les grandes entreprises ? En cette journée des TPE/PME, Olivia Gobet, déléguée générale de la Fondation Identicar, nous prouve le contraire.

Les freins au développement de programmes pro bono, via le bénévolat ou le mécénat de compétences, sont nombreux pour les entreprises. Complexité pour dégager du temps aux salariés tout en respectant leurs agendas professionnels, pour trouver des structures bénéficiaires comme pour initier une gestion de projet efficace… Le lien paraît évident : plus une entreprise est petite, plus il lui est difficile de détacher des collaborateurs en pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) et d’y investir des ressources, qu’elles soient financières ou humaines.

Les chiffres du Baromètre du mécénat d’entreprise 2018 réalisé par Admical vont d’ailleurs dans ce sens : le mécénat de compétences “est généralement plus utilisé par les Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI) et les Grandes Entreprises (GE) car il nécessite une certaine ingénierie interne pour identifier le besoin en compétences des structures soutenues, sélectionner les compétences adaptées et organiser la mise à disposition des salariés”. Pour encourager les TPE/PME à développer le mécénat de compétences, des mesures avaient été annoncée en janvier par Gabriel Attal. Et pourtant, de nombreuses TPE-PME s’engagent et permettent à leurs collaborateurs de s’engager. Exemple avec le Club Identicar et sa Fondation, dont nous parle Olivia Gobet, déléguée générale. 

L’impulsion de la direction : un élément indispensable

En 2017, la direction du Club Identicar impulse la création de la Fondation, inspirée par l’initiative Meals and Wheels de AAA 1-B. 

« Dès le départ, toutes les conditions étaient réunies : une direction pleinement impliquée et convaincue, à la source du projet, et l’annonce d’un crédit-temps* de 2 jours par mois. C’était le luxe ! » nous explique Olivia Gobet. En comparaison des 1 ou 2 jours par an habituellement débloqués par les entreprises, c’est… plus de 12 fois supérieur. Comment une entreprise d’à peine plus de 200 salariés peut-elle se le permettre ?

Des conditions optimales pour l’engagement des salariés

« Tout d’abord, notre situation financière nous le permettait », souligne Olivia. Et cela a même été indispensable : avec 50 collaborateurs impliqués dès le lancement des activités de la Fondation, l’entreprise a dû recruter pour combler les manques. « Nous n’avons pas mis en place les 2 jours de crédit-temps dès le départ , évidemment. Nous avons d’abord essayé de créer des conditions optimales pour permettre à toutes et tous de s’engager dans les meilleures conditions ».D’où les recrutements. « Nous avons démarré avec un crédit-temps de 0,5 jour par mois jusqu’à atteindre progressivement 1,5 jour par mois. Nous envisagions de passer à 2 jours en septembre 2019, mais nous avons décidé de rester comme cela pour l’instant. »

La Fondation souhaite régler les problèmes de charge et d’implication avant de monter encore en puissance. « Selon les services, les tailles d’équipes et les métiers, cela peut s’avérer plus ou moins facile de dégager 1 jour et demi par mois. Certains auraient du mal à dégager 2 jours de leur temps. Nous allons progressivement faire évoluer nos pratiques pour que personne ne se sente coupable de ne pas pouvoir s’engager autant qu’ils le voudraient ».

La montée en compétences des salariés

Ce qui différencie la Fondation Identicar, au-delà du crédit temps particulièrement élevé ? L’implication des collaborateurs dans les actions de la Fondation, et leur formation pour cela.

La Fondation offre à ses collaborateurs 4 moyens d’actions : sur le terrain avec des associations comme l’ADMR (Aide à domicile en milieu rural), en intrapreneuriat – une classe de code est en cours de création au sein de l’entreprise -, en mécénat de compétences pour les lauréats de l’appel à projets, et au sein de la Fondation, pour assurer son fonctionnement. 

Pour leur premier appel à projets, initié en 2018, une partie des 50 collaborateurs a été formée pour réaliser l’instruction des dossiers. Ce sont également eux qui ont présenté les projets au Comité Exécutif.  « Les 2/3 des collaborateurs impliqués sont des personnes qui échangent avec nos clients par téléphone ou par mail majoritairement et ne sont donc pas habitués à l’exercice. Ils se sont dépassés pour présenter les projets devant des dirigeants de l’entreprise et des experts extérieurs. Leur sérieux et leur professionnalisme a ont été salués. » 

Le cheminement entre le début des instructions, en janvier, et le Comité exécutif, qui a eu lieu en juin, n’était pas tout tracé. « Aucune autre Fondation que j’ai rencontrée confie l’instruction à ses collaborateurs : nous sommes partis d’une page blanche, nous avons tâtonné. En janvier, nous étions noyés sous les dossiers. Aujourd’hui, nous sommes très fiers de ce qui a été accompli »

Un impact positif pour l’entreprise

Pour les collaborateurs, l’acquisition de compétences et de connaissances est évidente. « Aujourd’hui, ils connaissent toutes les subventions dans l’aide à domicile, ils parlent avec des sigles que ceux qui ne sont pas allés sur le terrain ne connaissent pas… » 

Le retour sur investissement ? « Je n’ai pas de chiffres mais l’investissement de l’entreprise, tu le récupères en x28 ». Décloisonnement au sein de l’entreprise (les collaborateurs impliqués viennent de services différents), équipes investies, qui aiment leur entreprise… « Après avoir pitché devant le Comité Exécutif, tous les collaborateurs étaient émus. Cela se ressent ensuite dans leur travail de tous les jours. Club Identicar est une entreprise qui va bien car les personnes qui y travaillent aiment y travailler et donnent le meilleur d’eux-même ». 

Et demain ?

« L’entreprise lucrative seule n’a plus aucun sens dans le monde de demain » nous explique Olivia. Club Identicar mise sur un modèle hybride entre entreprise et fondation, car l’un n’aurait pas de sens sans l’autre : « la Fondation donne du sens à notre activité, et en même temps la Fondation aurait bien moins d’impact sans l’appui de l’entreprise».  

« Ce que l’on veut, c’est un engagement pérenne, quitte à engager moins de collaborateurs. » Pour assurer cette pérennité, la Fondation s’appuie sur d’autres acteurs : Renault Mobilize, l’ADMR, le Groupe ARES… Et demain, elle espère embarquer dans ses actions tout son écosystème, dont ses partenaires concessionnaires et ses clients.

« Je pense que le résultat va dépasser ce que l’on avait envisagé au départ. » nous dit-elle. On l’espère nous aussi. 

Retrouvez Olivia Gobet sur la WebTV

* crédit-temps : permet aux collaborateurs d’être détachés sur leur temps de travail pour participer à des activités annexes. Au Club Identicar, les collaborateurs peuvent ainsi dédier 1,5 journée par mois (2 jours à terme) aux actions de la Fondation sans que leur salaire soit impacté. 

 

▷ Auteure : Elsa Chaucesse, Responsable de la Communication et Relations Publiques
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019


Des soft skills... à l’école ?

La fin d’année se profile doucement pour les élèves et étudiants. Un moment délicat où les questions existentielles sur l’avenir se (re)dessinent. Car les études nous façonnent et nous offrent de multiples ouvertures, mais tendent aussi paradoxalement à nous enfermer dans des façons de faire et de penser. 

Il est donc important de pouvoir cultiver ces compétences qui ne sont pas mises en avant par le système scolaire. Celles que l’on apprend au fil de nos expériences et non pas dans ce cadre disciplinaire qui étouffe bien souvent notre capacité à être nous-même.
Ces compétences ont plusieurs noms mais le plus commun est leur dénomination anglaise : « soft skills ».Traduite littéralement, cette expression signifie « compétences douces ». Il ne s’agit pas ici de penser une forme de hiérarchisation des compétences en situant les soft skills en dessous des compétences disciplinaires. Bien au contraire. Elles sont toutes aussi importantes, seulement différentes et développées autrement que pendant les heures de classes passées au sein d’un établissement.  

Quelle(s) définition(s) ? 

Les soft skills restent complexes à définir. Ne relevant ni du savoir ni du savoir-technique, on peut les aborder sous l’angle du savoir-être : des compétences humaines mais aussi des compétences sociales, relationnelles et même émotionnelles. Autrement dit, elles relèvent de chaque individu et de leur façon de s’intégrer dans un contexte, et de s’adapter à ses évolutions. Il existe donc une variété de définitions, ce qui démontre bien notre difficulté à normaliser une notion qui justement met en valeur l’impossibilité de standardiser l’humain ! 

Miser sur les soft skills, dès l’école ?

Cette notion est très populaire dans la presse managériale et articles universitaires car elle remet en question notre système éducatif et la hiérarchisation que l’on avait pu faire autour des compétences liées au savoir. Parmi ces compétences douces, nous pourrions citer la créativité, l’empathie, la résolution de problème complexe, la gestion du temps et du stress, le sens du collectif ou encore la patience et la curiosité.

Les différents articles qui s’intéressent au sujet sont unanimes. Ils démontrent tous l’importance de développer, comme de s’appuyer sur ces soft skills, pour permettre à chacun de s’épanouir et de révéler son potentiel. Alors comment les valoriser pour que les élèves intègrent l’idée que ce qui les constitue en tant qu’individu sera assez puissant pour leur permettre de trouver un travail mais aussi leur place dans la société ? Comment se servir de ce concept des softs skills pour permettre aux élèves éloignés du système scolaire de croire en leurs capacités ?

Des initiatives inspirantes

Il apparaît nécessaire de ne plus séparer les soft skills des compétences disciplinaires mais d’œuvrer pour que l’apprentissage se fasse à travers des parcours personnalisés et que chacun puisse développer son éventail de compétences… Que chacun puisse explorer son potentiel. 

L’Autre École fondée notamment par Alexandre Pachulski a cette ambition d’offrir un maximum de possibles aux élèves. Les Apprentis d’Auteuil ont eu aussi cette volonté à travers leur programme sur le spectacle vivant de permettre aux élèves de développer ces compétences et de reprendre confiance en eux. 

Quant aux équipes de Pro Bono Lab, elles ont elles aussi pris conscience de l’importance des soft skills à travers les différents formats d’engagement qu’elles opèrent. Elles les placent donc au cœur de leur démarche de réflexion et d’intelligence collective afin de favoriser la prise de confiance et le dynamisme au sein des groupes de travail, dès le plus jeune âge. 

▷ Auteure : Meghann Dehais, Chargée de Développement
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019


QVT : un festival pour réenchanter le travail par le talent

La 16ème semaine dédiée à la Qualité de Vie au Travail (QVT) permet de collectivement nous interroger sur ce que recouvre la performance au travail et de partager de bonnes pratiques. L’occasion idéale de revenir sur l’événement de lancement du Festival des Vocations (30, 31 mai et 1er juin 2020) qui entend « réenchanter le travail par le talent ».

Le 28 mai dernier, dans l’amphithéâtre Abbé Grégoire du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), a eu lieu l’événement de lancement du Festival des Vocations destiné à « réenchanter le travail par le talent » du 30 mai au 1er juin 2020 dans le village drômois de Mirmande.

Le Festival des vocations, un festival pour remettre le talent au centre du travail

Face à la profonde crise actuelle du travail (chômage, crise de sens, burn-out, pénuries de candidats dans les filières techniques…), le Festival des Vocations ambitionne de remettre au coeur des représentations le travail comme expression d’un talent, « action sur le monde » (construire, réparer, transmettre, réunir…) et intégration dans la société. Sa première édition sera dédiée au talent de « réparer ». Le talent, parce qu’il est transversal et multiple, permet de souligner les profondes similitudes entre différents métiers et de pulvériser les cases. Par exemple, le talent de « réparer » se retrouve aussi bien chez un plombier, une chirurgienne qu’une assistante sociale ! Cette transversalité sera au service d’une triple ambition : rendre sens au travail, revaloriser le travail manuel et technique, aujourd’hui déconsidéré, et faciliter l’orientation et la reconversion professionnelle.

Le travail d’aujourd’hui, ses enjeux de demain

La conférence et les tables rondes ont été l’occasion de dresser un rapide état des lieux du travail et de revenir sur certains enjeux cruciaux : la nécessité d’historiciser le propos, la difficile articulation entre l’autonomie et la créativité d’un côté et les contraintes de l’autre, la question des représentations et de la formation, l’hypervalorisation du diplôme en France, les pressions relationnelles, les émotions ou le pouvoir en entreprises qui restent tabous et peu théorisés.

La binarité du système scolaire français alimente la soi-disant impossible réconciliation entre l’intellectuel et le manuel […] Les jeunes Français ne s’orientent pas en fonction de leurs désirs mais en fonction de leur niveau scolaire. Ce qui explique en partie le phénomène croissant des reconversions. Laurence Decréau, Déléguée Générale du Festival des Vocations

La reconversion : question de bon sens ?

La Festival est porté par l’association Les Chemins du Faire qui réunit des femmes et des hommes au parcours transverses et atypiques, mus par la passion de la transmission : un néo-artisan, ancien cadre supérieur chez un grand groupe reconverti plombier à 40 ans, une ingénieure devenue romancière, un ex-patron d’entreprise de mécanique automobile devenu philosophe de renom, une inspectrice de lettres classiques reconvertie dans la fabrication de barbecues !

Le renforcement des logiques financières et virtuelles de l’entreprise m’a poussé à m’interroger sur le sens de mon métier. La reconversion dans un métier manuel répondait alors tant à ma quête de sens que d’une volonté d’indépendance, de pouvoir répondre de mes propres actes. Le métier de plombier allie justement manuel, réutilisation des sens et utilité sociale. Olivier Beurton, ancien cadre supérieur devenu plombier-chef d’entreprise

 

Appel aux soutiens et partenaires

Pour devenir une belle réalité à la Pentecôte 2020, le Festival des Vocations a besoin de financeurs, mécènes et partenaires. N’hésitez pas à contacter Laurence Decréau, déléguée générale du Festival des Vocations et l’association Les Chemins du Faire contact@vocationslefestival.com

La conférence de lancement « Comment, pourquoi réenchanter le travail aujourd’hui ? » était animé par Etienne Klein, philosophe des sciences, producteur de La Conversation scientifique (France Culture) en présence de Michel Lallement, titulaire de la chaire d’Analyse sociologique du travail, de l’emploi et des organisations du CNAM, de Laurence Decréau, professeure de Lettres et auteure d’essais sur la vocation et les reconversions, de Jacques-Antoine Malarewicz, psychiatre et consultant en entreprises, et de Thierry Weil, titulaire de la chaire Futurs de l’Industrie et du Travail de Mines ParisTech. Olivier Beurton, plombier-chef d’entreprise, ancien cadre supérieur, et Arthur Lochmann, charpentier, ex-étudiant en philosophie, ont apporté leurs témoignages de « reconvertis ».

A lire également : Travail manuel, arrêtons de le déconsidérer ! Une interview de Laurence Decréau pour Capital (15.05.19)

▷ Auteur : Dounia El Aflahi, Chargée de Prospective 
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019
▷ Crédits photos : https://www.vocationslefestival.com


Le Groupe CMA CGM embarque ses salariés pour des missions de mécénat de compétences

En 2019, pour la deuxième année consécutive, le Groupe CMA CGM propose à ses salariés de partager leurs compétences avec des associations. À Marseille, Isabelle Billet et Bénédicte Laffaille, chargées de mission au sein de la Fondation, nous expliquent pourquoi avoir misé sur le mécénat de compétences.

Une Fondation, diverses actions

C’est en 2005 que le Groupe CMA CGM, un des leaders mondiaux du transport maritime conteneurisé et de la logistique dont le siège est basé à Marseille, créé sa Fondation. Celle-ci intervient en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au Liban pour soutenir les communautés locales et offrir un futur meilleur aux enfants les plus vulnérables. “Plus de 200 associations ont bénéficié d’une aide financière de la Fondation depuis. Nous décernons également chaque année un prix « Coup de coeur » à deux associations, l’une Française et l’autre Libanaise, pour leur action sociale et humanitaire particulièrement innovante et impactante auprès des enfants” nous explique Isabelle Billet, chargée de mission au sein de la Fondation.

En parallèle, avec l’opération “Conteneurs d’espoir”, la Fondation mobilise depuis 2012 l’expertise maritime du Groupe CMA CGM pour acheminer gratuitement, sur ses lignes maritimes, du matériel à destination des programmes d’ONG telles qu’Action Contre la Faim, Médecins Sans Frontières et la Croix-Rouge Française.

Mobiliser des collaborateurs volontaires

Après plus de dix ans d’existence, la Fondation a souhaité impliquer davantage les salariés dans ses actions. “L’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants au sein du Groupe a favorisé cette dynamique : Rodolphe Saadé, qui a pris la direction générale du groupe en février 2017, est très sensible à ces sujets. Tout comme Tanya Saadé Zeenny, Directeur Général Délégué et Présidente de la Fondation depuis juin 2019, qui dirige également la Communication et la RSE du Groupe. Sous leur impulsion, on observe progressivement une plus grande articulation entre responsabilité sociale, environnementale et philanthropie.” Le développement de la pratique du mécénat de compétences, de plus en plus attractive, et l’importance grandissante de la responsabilité sociale et de l’engagement des entreprises pèse aussi dans la balance. “Les collaborateurs sont en attente de ce type d’initiative !“ ajoute Bénédicte Laffaille, qui travaille aux côtés d’Isabelle Billet au sein de la Fondation.“C’est un atout en matière d’attraction de talents que de réussir à engager les jeunes générations – assez bien représentées au siège à Marseille.“

L’initiative est d’ailleurs soutenue par la Direction des Ressources Humaines, qui y reconnaît l’opportunité de soigner le bien-être des collaborateurs.

Une première expérience du mécénat de compétences

La Fondation CMA CGM a lancé sa première expérimentation en avril 2018 à Marseille. 10 salariés volontaires ont été mobilisés sur deux demi-journées entre septembre et décembre 2018. “Les 4 associations bénéficiaires avaient été sélectionnées parmi les lauréats de la Fondation, ce qui a facilité la qualification de leurs besoins.” L’animation du dispositif se fait via un site intranet, créé spécialement pour l’occasion. Il permet aux collaborateurs de découvrir les associations bénéficiaires et de postuler en ligne. “Nous avons également profité des journées RSE organisées en juin – un gros temps fort pour le Groupe. Les associations ont été conviées, ce qui a permis de créer un premier lien avec les collaborateurs présents.”

Résultat : plus de 60 salariés envoient leur candidature ! Une sélection s’impose alors : c’est la Fondation et la Direction des Ressources Humaines qui s’en chargent, sur la base de la motivation ainsi que de critères tels que l’ancienneté.

 

Un dispositif qui séduit, et donc reconduit

Après cette première expérimentation, les retours ont été très positifs : “les collaborateurs engagés étaient vraiment très heureux de leur expérience. Ils ont pu mettre en pratique, valoriser et transmettre leurs compétences en développement commercial, marketing, ou encore en communication digitale.” L’un des salariés est même devenu bénévole au sein d’une association bénéficiaire.

C’est donc avec enthousiasme que la Fondation a reconduit et élargi le dispositif en 2019 : à Marseille, plus de collaborateurs seront mobilisés sur un temps plus long, et le dispositif est lancé au Havre. “Nous avons ainsi 35 collaborateurs engagés cette année (25 à Marseille et 10 au Havre) avec pour chacun la possibilité d’effectuer 3 journées de mécénat de compétences. Au niveau des associations, 9 sont bénéficiaires (6 à Marseille, 3 au Havre) et, nouveauté : toutes ne sont pas déjà soutenues par la Fondation.”

70 candidatures ont déjà été comptabilisées, et 50% des collaborateurs mobilisés à Marseille en 2018 ont candidaté à nouveau. “C’est la preuve que le dispositif séduit !” notent Isabelle Billet et Bénédicte Lafaille. Le nombre important de candidatures (plus de 30) reçues sur leur site au Havre confirme d’ailleurs l’intérêt des collaborateurs pour le dispositif. “D’autant plus, explique Isabelle Billet, que la Fondation n’avait pas d’action sur ce territoire jusqu’à présent. C’est grâce à la mobilisation de la DRH sur place que nous avons pu relayer la communication et promouvoir le dispositif.”

L’ambition : […] faire évoluer les pratiques responsables au sein de l’entreprise tout en impliquant davantage les collbaorateurs.

La Fondation souhaite que le dispositif s’ancre au sein des pratiques de CMA CGM afin de permettre à de nouveaux salariés de s’engager. “L’ambition n’est pas forcément de développer le dispositif à très grande échelle, mais celui-ci doit contribuer à faire évoluer les pratiques responsables au sein de l’entreprise tout en impliquant davantage les collaborateurs.”

Et la Fondation est toujours en réflexion : “Nous n’excluons pas de tester des formats d’engagement collectifs, et d’orienter notre action plus spécifiquement sur certaines causes. Le secteur de l’environnement est très plébiscité en interne, par exemple. Comme c’est également un axe fort du Groupe – la Mer est dans notre ADN -, il est probable que l’engagement pour cette thématique soit favorisé.” À suivre, donc !

 

Bénédicte Laffaille, Isabelle Billet

▷ Auteur : Laurent Fialon, Directeur Méditerrannée
▷ Source : pro-bono.co, juin 2019
▷ Crédits photos : CMA CGM


Vive la ville de demain, Vive les Groues !

La friche Vive les Groues rouvre ses portes à Nanterre pour les beaux jours. L'occasion de découvrir ce projet collaboratif singulier, où bourgeonnent les idées pour imaginer la ville demain.

Nanterre-Préfecture. A la sortie du RER, au cœur de la Défense, les perspectives sont saisissantes. Le quartier d’affaires s’est rapidement développé et accueille aujourd’hui 500 entreprises, soit 180 00 salariés.

Il suffit pourtant de quelques rues pour s’éloigner de l’effervescence et découvrir l’environnement atypique du quartier des Groues. Constitué pour partie de friches ferroviaires, détonnant avec l’ultra modernisme des tours voisines, il fait l’objet d’un projet ambitieux d’aménagement porté par Paris la Défense et la Ville de Nanterre.

C’est ici que l’association Yes We Camp a lancé le chantier « Vive les Groues » : un projet d’occupation sur une durée de 5 ans d’une friche de 9000m². Le but ? Préfigurer le futur quartier et contribuer à la naissance d’un écosystème local dès les temps de chantier, grâce à de nombreuses activités et des événements dédiés.

Vive les Groues & la Défense © Olivier Leclercq

Un quartier en devenir

Le challenge est de taille. A l’arrivée sur les lieux, le terrain est abandonné depuis une quinzaine d’années, les déchets se sont entassés et l’équipe fait face à un problème de pollution des sols. « Il a fallu redoubler d’efforts et d’inventivité pour surmonter nombres de difficultés dans les premiers temps de défrichage du projet » témoigne l’équipe sur place.

Pourtant, le site offre de réelles possibilités de développement, tant grâce au bassin de vie des quartiers avoisinant de Courbevoie et la Garenne Colombes, qu’au niveau de son activité économique : « aujourd’hui, à peu près 2000 personnes travaillent quotidiennement sur le quartier dans les bureaux ou sites alentours. »

Expérimenter la ville, ensemble

Vive les Groues entend fédérer autour de son projet pour faire naître une vie de quartier et propose une programmation aux thématiques variées : agriculture urbaine, qualité de vie, réemploi et environnement… Des activités ouvertes à tous, quel que soit l’âge ou les compétences, pour créer de la rencontre : « L’enjeu actuel est de faire vivre une communauté de personnes et d’acteurs engagés à nos côtés, dans un quartier encore a priori peu habité et fréquenté » souligne Dickel Bokoum, chargée de projet.

Dans cette optique, l’équipe a organisé de nombreux événements et des temps collectifs : grands banquets des voisins, fête de la musique, concerts en plein air, apéros des bénévoles… L’occasion de se rencontrer dans un cadre convivial et d’échanger autour du projet, pour mieux appréhender les réalités du terrain, les envies, les besoins de chacun.

chantier participatif © Olivier Leclercq

Pour aller plus loin, les chantiers collectifs ont aussi permis aux volontaires de s’engager concrètement. Les ateliers de construction de mobilier, de jardinage, d’aménagement du site ont mobilisé en tout 163 personnes, venues prêter main forte à l’équipe dans cette aventure.

Préparer le futur… 

D’ici 2030, le quartier des Groues deviendra un nouveau pôle du Grand Paris, avec la construction d’une grande gare RER, d’une gare du métro Grand Paris Express.

L’équipe de Vive les Groues souhaite alors, le temps de l’occupation de la friche, inviter tous les acteurs de proximité à prendre part au projet pour créer une réelle dynamique de quartier mais aussi créer du lien avec les différents territoires voisins.

… en pro bono !

Dans ce contexte, Pro Bono Lab organisait en avril dernier une journée marathon pour (re)penser le dialogue entre les Groues et le quartier d’affaires de la Défense. Une dizaine de volontaires participaient à ce temps de réflexion collective pour dessiner les « ponts » entre ces espaces et les publics, pour imaginer les synergies possibles et les modes d’action associés.

Dounia, volontaire pro bono, témoigne : « C’est un projet passionnant, au carrefour des grands enjeux de demain. Cette journée Marathon a été très productive, avec des volontaires hyper motivés et aux compétences complémentaires ! La faire se dérouler au sein même du tiers-lieu nous a permis de bien appréhender le projet Vive les Groues, d’apprécier son originalité mais surtout son potentiel pour le territoire. »

Et en attendant le « quartier de demain », de nombreux rendez-vous sont prévus pour profiter et faire connaissance autour d’un barbecue, d’un atelier participatif, d’une pétanque, d’un concert… !

Toute la programmation ici.

 

Yes We Camp : née en 2012 et rassemblant aujourd’hui plus de 50 permanents, l’association Yes We Camp s’applique à transformer des friches urbaines, bâtiments vides et terrains vagues, en des espaces créatifs, hospitaliers et dynamiques, dans lesquelles cohabitent différentes fonctions, usages et groupes sociaux. Yes We Camp est lauréat 2018 de l’appel à projet « pionniers du French Impact », prix décerné par Christophe ITIER, Haut-Commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire.

La page du projet d’aménagement des Groues / Paris la Défense

▷ Source : pro-bono.co, mai 2019.
▷ Auteurs : Nina Danet, chargée des relations presse et publiques chez Pro Bono Lab
▷ Crédits photos : Olivier Leclercq