Fondation Adréa, l'engagement des collaborateurs au service d'initatives innovantes dans le domaine de la santé

 

La Fondation d’entreprise ADRÉA a créé, à travers ses divers engagements, un véritable écosystème à impact positif. Meghann Deshais, chargée de développement pour Pro Bono Lab revient sur ces initiatives inspirante.

Force est de constater que le mécénat financier ne permet pas toujours aux porteurs de projets d’être en mesure de mener à bien leurs projets : avoir un financement et réussir son projet sont deux choses qui ne sont pas nécessairement automatiques. Pour mettre ce dernier en œuvre dans les meilleures conditions, le financement n’est souvent pas le seul soutien devant venir des mécènes : il doit se combiner avec un soutien en compétences. Cet apport en compétences est protéiforme et se fait en fonction des besoins comme des capacités des porteurs de projets soutenus.  

Pro Bono Lab offre différentes solutions pour favoriser ce soutien en compétences, devenu plus que complémentaire au soutien financier. Ses équipes ont eu la chance de travailler aux côtés de la Fondation d’entreprise ADRÉA. À travers ce partenariat, Pro Bono Lab a découvert une structure inspirante qui donne les moyens aux porteurs de projets d’aller plus loin, pour atteindre leur ambition : celle de contribuer au bien-être des usagers du système de santé et favoriser l’évolution de leur rôle au sein de ce système. 

La Fondation d’entreprise ADRÉA se met au service de ses partenaires, des porteurs de projets innovants dans le domaine de la santé  

Directeur de la Fondation d’entreprise ADRÉA depuis 2016, Pierre SZLINGIER dresse un portrait engagé de la Fondation, qui incarne les valeurs sociétales d’ADRÉA Mutuelle et du groupe auquel elle appartient, le Groupe Aésio. Si les accompagnements au niveau de la mutuelle sont déjà conséquents, la Fondation se fait également un lieu d’innovation dans le domaine de la santé et du médico-social, à travers une action prospective (publications d’enquêtes), et par le soutien à des initiatives socialement ou technologiquement innovantes portées par ses partenaires. Grâce à ses engagements et à sa Fondation, ADRÉA Mutuelle cherche à créer un véritable écosystème à impact positif, une communauté de partenaires acteurs de l’économie sociale et solidaire œuvrant au mieux-être des usagers du système de santé. La Fondation a pour objectif de détecter l’expérimentation sociale et de soutenir des projets innovants œuvrant au renforcement du pouvoir d’agir des patients et de leurs prochesIl s’agit alors d’explorer des champs de l’innovation en santé en soutenant des acteurs variés (associations, centre hospitaliers, centres de recherche…) à travers un accompagnement complet, financier et opérationnel. L’équipe de la Fondation accorde une importance majeure au fait de co-construire de véritables partenariats en apportant un soutien à chaque porteur de projets qui en a exprimé le besoin dans la réalisation opérationnelle de son projet. La Fondation tient également à fédérer sa communauté de partenaires et leur donne ainsi l’opportunité de confronter leurs problématiques et d’identifier de potentielles solutions en partageant leurs différentes expériences. Dans le cadre de sa « Soirée des partenaires » organisée en avril 2019, la Fondation a souhaité proposer une montée en compétences de ses partenaires en mettant à leur disposition des ateliers animés par des professionnels de l’économie sociale et solidaire. Chacun de ces ateliers répondait aux principaux enjeux de la recherche de fonds et de la communication, propres à tout porteur de projet. Le soutien financier n’est qu’un volet de l’engagement de la Fondation rappelle Pierre SZLINGIER : 

« Il s’agit donc d’apporter un complément d’aide à ce soutien, notamment à travers la montée en compétences, pour avancer ensemble. »

En créant des relations durables avec les porteurs de projets qu’elle accompagne, la Fondation d’entreprise ADRÉA met ainsi l’humain au cœur de son fonctionnement, conformément aux valeurs de solidarité de la Mutuelle ADRÉA et du Groupe Aésio.

 

 

Pro Bono Lab – Quelle place occupent les collaborateurs au sein de la Fondation ?  

Pierre SZLINGIER – L’objectif est de mettre en place des synergies positives, le Trophée Coup de cœur des collaborateurs, qui permet aux collaborateurs de voter pour leur projet préféré dans le cadre d’un appel à projets spécifique, est essentiel pour impliquer les collaborateurs de la mutuelle. Ils sont la ressource vitale de toute entreprise. Les faire participer, c’est leur permettre d’incarner concrètement les valeurs et l’ambition sociale et sociétale d’ADRÉA et du Groupe Aésio, grâce à la Fondation .

Pro Bono Lab – Que pensez-vous de la pratique du pro bono ?  

Pierre SZLINGIER – C’est une pratique plus qu’intéressante qui pourrait se faire via l’interne ou l’externe, pour accompagner les porteurs de projets. Dans le cas de la Fondation d’entreprise ADRÉA et de la mutuellenous sommes encore à la genèse de ces concepts et pratiques mais le pro bono apparaît comme une réponse dans l’apport en compétences à offrir. Il peut également se matérialiser par un apport en compétences et le soutien des élus mutualistes qui constituent une communauté de bénévoles engagés .  

 

 

Auteur : Meghann Deshais, chargée de développement, Pro Bono Lab
▷ Source : probono.co
▷ Pour en savoir + : site de la Fondation Adréa

 


World CleanUp Day, volontaires pour la planète

L’écologie est devenue un sujet central dans notre société, dans un contexte d’urgence climatique avéré. Les chiffres et les images sont là pour nous le rappeler, chaque jour. Associations, citoyen(ne)s, politiques, médias… tous s’emparent de la question et tentent de réfléchir à des solutions, qu’elles soient individuelles ou collectives. Parmi les acteurs engagés dans cette quête, l’association World CleanUp Day que l’équipe de Pro Bono Lab Hauts-de-France a eu la chance de rencontrer.  

 

Un mouvement collectif, d’envergure

Il y a peu de temps, nous sommes partis à la rencontre de Julien PilettePrésident de l’association World CleanUp Day France. Cette association organise chaque année une journée de mobilisation portant le même nom, et consistant en un grand temps de « nettoyage » de la planète. Concrètement, les volontaires se réunissent toute une journée pour faire des collectes à grande échelle de déchets sauvages qui polluent notre environnement. Car, malgré un certain consensus autour de la question écologique en France, le volume de ces déchets ne cesse de progresser… ! 

Ce mouvement est, à l’origine, apparu en Estonie. En 2008, un entrepreneur estonien a décidé d’organiser une mobilisation nationale afin de ramasser tous les déchets abandonnés dans son pays. Au total, 10 000 tonnes de déchets avaient été ramassés par 50 000 personnes ! Un résultat à la fois alarmant si l’on se concentre sur la quantité de déchets, mais encourageant d’un point de vue de la mobilisation citoyenne. Plusieurs pays ont alors sauté le pas, donnant au projet une toute autre envergure. En 2018, 160 pays lançaient à leur tour leur grande journée de nettoyage.  

Un projet basé en Hauts-de-France qui s’étend à toutes les villes de France. 

En France, c’est l’association World CleanUp Day, avec son siège à Lille qui est à l’origine de ces journées. La mobilisation pour le World CleanUp Day se fait au départ de plusieurs villes telles que Toulouse et Paris, de nombreux bénévoles se trouvent sur les territoires pour porter le projet.  

Car le projet World CleanUp Day cherche surtout à réunir, tout en mobilisant de nombreuses personnes différentes, de manière individuelle ou collective, via son entreprise sur son temps de travail (mécénat de compétences).  

Petites, moyennes ou grosses entreprises, nombreuses sont celles qui aujourd’hui ont envie, à leur échelle, de prendre en compte ces enjeux environnementaux 

En ouvrant ces journées au plus grand nombre, Julien Pilette souhaite faire passer un message : « Chaque personne souhaitant porter le projet et le faire grandir, peut le faire. C’est un projet commun, portant des valeurs de partage, de cohésion et de bienveillance tout en cassant les frontières pouvant exister. » 

La lutte contre le réchauffement climatique, la préservation de la nature et de notre écosystème ont un formidable pouvoir fédérateur ; en témoigne le succès de ces journées auprès de publics très divers. Ce combat nous rassemble et nous permet d’avoir un réel impact positif, ensemble. En comptant sur les énergies et les compétences de chacun(ne), que ce soit les citoyen(ne)s ou les entreprises engagées, de nombreux projets similaires pourront voir le jour en France et dans le monde.  

En savoir plus sur le World CleanUp Day

▷ Auteure :  Camille Bernard, chargée de communication Pro Bono Lab - Hauts-de-France
▷ Source : pro-bono.co


For whom rings the talent?

What is my true potential? Am I going in the right direction? Does my contribution matter? Is there a purpose in what I am doing?

If it ever occurred that you asked yourself these questions, then I have good news for you - you are a vulnerable human being! And it is fine to feel that way, we are not made of stone. In the age where the pressure to succeed and search for the purpose have been clashing like never before, more and more talents are failing to find the right balance between the two phenomena and drop out of the corporate world to find an alternative way to self-realization which will make sense to them. And obviously this trend will only accentuate.

There can be a multitude of reasons that explain this situation. For instance, the culture of "hyper-efficiency" established in many organizations such as described by Roger Martin. It would influence the "system of evaluation, detection, and promotion of managers" in the companies. @LaurentChoain, chief people officer at Mazars, also speaks about a destroying effect that the organizations can have on a person's self-esteem. However, the situation is fortunately not deadlocked.

Not later than yesterday I and many other employees @Mazars have dedicated one day to work for an NGO in terms of an action initiated by @probonolab. The main idea of the action is to put your skills at the profit of an organization that might need qualified expertise but does not have access to it. I have chosen to spend this day working for Vers Le Haut, a nonprofit which aims at raising a public debate in France about the future of education.

Beyond the fact that in itself it was a wonderful experience, there is one thing that was particularly interesting to me: the emotions expressed by the participants during the workshop (almost all employed by the big corporations). For many, it was the way to add purpose to their professional existence and realize that their contribution is valued and can have a direct impact on society – the feeling that a constantly growing number of people will be looking for.

A stronger social consciousness will probably become one of the factors which will make the businesses change their attitude to efficiency. When sense of purpose becomes a driver for personal self-esteem, in the world where attracting and retaining talent is a headache of any CEO, probono might contribute to further humanizing modern management practices.

▷ Auteur : Evgeny A. Lukin, Learning Experience, Innovation & Culture | Mazars University
▷ Source : Linkedin


Ils font le pro bono - Thomas Gallet, Petits Frères des Pauvres

Thomas Gallet est coordinateur de développement social pour l’association Petits Frères des Pauvres. Il revient pour nous sur son expérience pro bono avec l’entreprise Boulanger. Au programme, compétences et inclusion numérique !


Ils font le pro bono - Estelle Dufour, Boulanger

« Les compétences appartiennent à tous ! » Le pro bono, une manière d’accompagner des associations et structures de l’ESS dans leur développement. Estelle Dufour, qui s’occupe du développement RH chez Boulanger, nous en dit plus sur sa vision et son expérience du pro bono.


Les Echos | Giving Tuesday, journée mondiale du bénévolat... à la découverte des formes d'engagement

A trois semaines de Noël, le Giving Tuesday (mardi 3 décembre) et la journée mondiale du bénévolat (jeudi 5 décembre), braquent les projecteurs sur l’engagement et la solidarité de chacun : il s’agit de promouvoir le don sous toutes ses formes, en argent, en nature, en compétences.

[…]

Focus mécénat de compétences :

Ce type de mécénat qui a émergé lui aussi dans les pays anglo-saxons dans les années 1970, et beaucoup plus tardivement en France, commence à se diffuser dans le tissu économique jusqu’aux PME. « On attend une forte mobilisation sur les réseaux sociaux pour encourager ces bonnes pratiques, avec plus de 300 actions répertoriées », poursuit Sylvain Reymond.

« Investissez-vous, prêtez main-forte, donnez de votre personne » sont pour lui, les maîtres mots de l’engagement. « Plus on aide les associations, moins la société est fragile », constate-t-il. Et cela est d’autant plus important en ces temps où les associations sont souvent menacées par les baisses de subventions de l’Etat et des collectivités.

Lire l’article en intégralité ici

▷ Source : Les Echos, décembre 2019
▷ Auteur : Olivier Roellinger

 


Projet de réforme du mécénat : Les Pélicans dénoncent l’asphyxie du secteur associatif

Paris, le 3 décembre 2019 – Une coupe de 400M€ de dons : c’est le risque sous-tendu par le projet de réforme du mécénat pour les associations et fondations d’intérêt général qui comptent sur le soutien d’entreprises. A la veille du nouveau débat au Parlement, 80 associations lancent un mouvement spontané : “ les Pélicans ”. Après 10Md€ de baisse des subventions depuis 2005, une baisse des dons des particuliers de 210M€ en 2018, cette réforme accroît le risque d’asphyxie du secteur associatif, de ses bénévoles et, surtout de ses causes et de ses  bénéficiaires. Le mécénat n’est pas un sujet de riches, mais un sujet de pauvres.

Déjà exprimées dans de récentes tribunes, les craintes du monde associatif semblent se concrétiser. Le gouvernement annonce la baisse de son soutien au mécénat, avec un taux de réduction d’impôts réduit de 60% à 40% au-delà de 2M€ de don. Malgré de vraies interrogations au sein-même de la majorité, ce projet a été adopté par l’Assemblée nationale en catimini lors de la première lecture du PLF 2020.

Le résultat ? Une incitation fiscale réduite des 2/3 pour les plus grosses entreprises donatrices et un montant de 400M€ de dons au profit des associations d’intérêt général mis à risque. Ce sont plus de 10 000 emplois qui sont sur la sellette, soit l’équivalent de 15 Florange !

C’est une véritable crise du financement des associations qui se prépare : Qu’on en juge : les subventions publiques ont baissé de 40% depuis 2005, soit 10Md€ de ressources en moins. La transformation de l’ISF en IFI et les réformes de l’impôt sur le revenu ont entraîné, pour la première fois, la baisse des dons des particuliers en 2018 : -210M€ ! Les contrats aidés, eux-aussi, ont été réduits depuis 2018. Est-ce le moment d’en rajouter ? Si les ressources publiques fondent comme neige au soleil et que l’on commence à attaquer les dons, que reste-t-il aux associations ? Doit-on tous devenir des entreprises ?

Oui, il faut réformer le mécénat ! Cette limitation pour les grands donateurs ne s’appuie sur aucun argument sérieux et ne répond à aucune recommandation de la Cour des comptes. Pour 80M€ d’économie (et sans doute plutôt 50M€), non seulement on met 400M€ de dons à risque, mais on casse la valeur du don en discréditant les plus grands donateurs, et on renie un engagement de campagne du Président de la République.

Cette crise du financement associatif doit aussi être mise en regard des défis qui ne cessent de croître. Et cela intervient au moment même où la précarité et des inégalités progressent à un rythme accéléré, où les territoires se polarisent, où deux France se séparent toujours plus. Qui mieux que les associations sont à même de tisser ce lien?

Nous demandons donc au Président de la République, au Gouvernement et au Parlement de retirer cette réforme et d’organiser un dialogue respectueux dans le cadre de la mission parlementaire confiée par le Premier ministre à Sarah El Haïry et Naïma Moutchou.

▷ Auteurs : découvrir l’ensemble des signataires – http://les-pelicans.org/
▷ Contacts presse :

contact@lascenseur.org / 06 78 42 13 06
Pro Bono Lab : Nina Danet / nina@probonolab.org / 06 64 09 43 53


Valoriser les couleurs de l'engagement

Que serait un monde sans engagement ? Pour nous, ce n’est concevable ni de la part des individus, ni des entreprises. Car comment pourrait-on « faire société » sans l’engagement de faire avancer le progrès humain?

Aujourd’hui, certains pensent que l’on assiste à une crise de l’engagement du fait d’une éruption de l’individualisme. N’est-ce pas plutôt parce que nous devons faire face à une évolution profonde des modes d’engagement de la société française ?

Certes, l’engagement auprès des syndicats, des partis politiques, des églises recule. C’est la crise des vocations. Mais pour autant, l’engagement perdure. Il change de forme. On s’éloigne du schéma où l’institution absorbait l’individu, qui disparaissant dans la masse du collectif (armée, ordres religieux, mouvements).

A preuve, le nombre de bénévoles ne cesse d’augmenter, mais les modes de fonctionnement changent. En 2017, 22 millions de bénévoles sont recensés en France (24 millions d’adhérents)[1], ayant des appartenances multiples, œuvrant et donnant pour différentes structures (associations de parents d’élèves, sportives, caritatives,…), recherchant une forme de reconnaissance, sans finalité lucrative, en retour. De nos jours, les personnes engagées s’inscrivent davantage dans une démarche qui leur permet de concilier leur trajectoire personnelle et une action collective. Elles cherchent les traces de l’impact de leur implication, Elles vont ensuite pouvoir les valoriser dans leurs réseaux (professionnels, familiaux, amicaux et réseaux sociaux). Ainsi l’expérience de l’engagement les enrichit aussi dans leur individualité. D’ailleurs, on le constate, de plus en plus de recruteurs s’intéressent aux candidats ayant une expérience d’engagement associatif, en complément des compétences scolaires ou professionnelles traditionnellement demandées.

Les formes d’engagements sont toujours le don de temps et d’argent, mais s’y ajoutent les pétitions en ligne, le boycott et le buycott,… et surtout le besoin de travailler en mode projet, et non plus en tant que simple militant.

En tant que président du Crédit Coopératif, ce sujet me touche tout particulièrement. Car j’ai la fierté de concevoir, avec mes collègues du Conseil d’administration, et de bâtir avec nos 2000 collaborateurs, la stratégie de cette banque porteuse de convictions et au service des humains dans leur diversité. En tant que coopérative, notre banque est proche de ses clients sociétaires, donc proche de la réalité des territoires et de leurs besoins. Elle réunit régulièrement et s’appuie sur ses 500 représentants de sociétaires mobilisés qui, bénévolement, participent à l’action de notre banque en faveur d’une économie utile. En tant qu’entreprise, elle accompagne l’engagement de ses collaborateurs par des mécénats de compétence, par une convention de partenariat avec deux associations dans lesquelles les salariés-bénévoles peuvent s’engager (Solidarités Nouvelles face au Chômage et Proxité) et par les Prix que remet la Fondation Crédit Coopératif à des associations que les collaborateurs accompagnent. En tant que banque, nous sommes très conscients que le monde que l’on finance aujourd’hui sera le monde dans lequel nous vivrons demain. Nous avons donc inventé et déployons une finance engagée, ce qui se traduit par des produits tracés qui permettent à nos clients particuliers de décider à quoi va servir l’argent qu’ils ont déposé chez nous, en cohérence avec leurs valeurs, en plus produits de partage historiques par lesquels ils font des dons d’une partie de la performance annuelle à une association de leur choix. Dans le domaine des financements, le Crédit Coopératif atteint 100% de son portefeuille de prêts à l’énergie aux énergies renouvelables. Il s’interdit le financement de certains secteurs (comme le nucléaire ou les énergies fossiles) mais aussi les paradis fiscaux. Enfin, le Crédit Coopératif donne des moyens conséquents à sa fondation d’entreprise, pour encourager le développement de l’économie sociale et solidaire, au travers de 3 préoccupations : la transformation, l’inspiration et l’exploration de ce secteur incarnant l’engagement.

Que ce soit « l’engagement timbre-poste ou post-it », selon le sociologue Jacques Ion, il est de notre devoir de banquier d’encourager cette dynamique, à condition qu’il soit éthique, inclusif, apprenant et pouvant faire preuve d’un impact significatif dans une démarche d’intérêt général ou de solidarité. Il s’agit alors d’un cercle vertueux ayant pour vocation à améliorer le sens de la vie de la personne engagée, comme de l’impact de son action dans le cadre d’une démarche collective pour une amélioration sociétale. S’indigner, alerter, interpeller, convaincre, s’investir, donner, partager, faire partie d’un mouvement interactif, innover, expérimenter ensemble… bref, s’engager consiste à devenir acteur d’un monde qui change, pour contribuer à le rendre plus juste.

 

Pour échanger sur toutes ces formes d’engagement, le Crédit Coopératif organise le 5 décembre 2019 sa Rencontre Nationale autour du thème « peut-on s’engager, sans déranger ?». Vous pouvez vous y inscrire sur www.credit-cooperatif.coop/rencontre_nationale ou suivre les débats en live #RNcreditcoop

▷ Auteur : Jean-Louis Bancel, Président du Groupe Crédit Coopératif
[1] Enquête CRA-CSA 2017, dirigée par Lionel Prouteau. Synthèse en ligne 


Le pro bono au service de la mode inclusive

Cover Dressing est une association qui, grâce à sa plateforme collaborative, facilite l’habillage des 8 millions de personnes en France ayant des limitations fonctionnelles. 

Le 25 octobre dernier, grâce au partenariat de Pro Bono Lab avec la Fondation Groupe EDF, 8 collaborateurs ont pu se mettre au service de ce beau projet ! Les volontaires ont réfléchi durant toute une journée au lancement de la plateforme collaborative bienaporter.com prévue le 3 décembre. 

Une mode plus inclusive

Cover Dressing est la seule association à faire l’interface entre la mode et les personnes ayant des limitations fonctionnelles. A travers les nombreux projets qu’elle développe, elle sensibilise les marques aux difficultés que cela peut représenter pour une personne ayant des limitations fonctionnelles de s’habiller. Que ce soit un handicap temporaire ou non, il peut devenir très complexe de trouver des vêtements adaptés.  

Le but de l’association n’est pas de créer des vêtements spécifiques mais bien que les vêtements créés soient adaptés à ces limitations. Il y a pour toute l’équipe de Cover Dressing une volonté de créer une société plus inclusive, pour que la mode ne soit plus subie mais qu’elle représente chacun, avec ses particularités.  

L’association a donc testé plus de 2 500 vêtements, étudié 50 profils fonctionnels différents dans leur modalité d’habillage avec des professionnels, développant une véritable expertise. 

La seule interface entre les marques et les bénéficiaires 

Pour pouvoir poursuivre ce projet, une plateforme collaborative dénommée Bien à Porter a été créée et permettra à chacun de  partager les vêtements adaptés qu’il utilise, donner ses bons plans, échanger et accéder à l’expertise et aux connaissances de toute l’équipe du Lab’ Bien à Porter. 

Le pro bono, un accompagnement nécessaire au lancement de Bien à Porter  

La délégation régionale d’EDF Rouen accompagne financièrement depuis plusieurs années l’association Cover Dressing. Lorsque Muriel, présidente de Cover Dressing, a parlé de son projet de plateforme, l'une de ses préoccupations était de trouver la manière pertinente de pouvoir organiser son lancement. Le Marathon Probono, était donc une solution pour permettre à Muriel d’accéder aux compétences nécessaires et prendre du recul sur ce projet ambitieux. 

Le 25 octobre, des collaborateurs d’EDF venant de différents départements ont participé au Marathon pro bono.  Ce format d’engagement, organisé par Pro Bono Lab, est une journée d’intelligence collective durant laquelle les volontaires engagés mettent leurs compétences au service d’une structure à finalité sociale, en équipe.  

Grâce à cette journée ils ont pu définir une stratégie de communication à moyen terme, trouver le slogan de la plateforme, définir les actions à mener pour le lancement du site internet ainsi que le plan d’actions pour y arriver ! 

 

Aujourd’hui c’est le lancement du site http://www.bienaporter.com/ ! Nous vous invitons à aller y faire un tour 

 

▷ Auteure : Laure Bulteel, Chargée de Développement Territorial, Pro Bono Lab


Retour sur : le Forum RH à Nantes

Le 9 octobre 2019 avait lieu la 8ème édition du Forum RH, à Nantes. Intriguée au départ par cet événement qui s’avère être l’un des RDV incontournables en France dès lors que l’on parle Ressources Humaines, Management et Transition(s), Claire Bertin, Directrice de l’antenne Grand Ouest a eu la chance d’y participer en représentant Pro Bono Lab. Elle raconte :

Retour aux sources

Pour moi qui ai passé 5 ans en RH chez Auchan Retail France, travaillant sur les sujets Recrutement, Alternance, Évaluation, Compétences, Formation… ou encore RSE, Communication interne et Marque employeur : cet événement était pour moi du pain béni et m’a ramenée à mes premiers amours professionnels 🙂

Le thème de cette année : le sens

Et cette année… quel thème ! Au cœur des grands enjeux qui secouent actuellement les entreprises ou plus globalement les organisations, au cœur des réflexions personnelles de chacun (d’autant plus pour moi qui suis partie en tour du monde et ai par la suite opéré une transition professionnelle m’emmenant vers l’ESS), ce thème avait non seulement tout pour plaire mais surtout, il ne pouvait qu’être inspirant. Sur ce point, force est de constater que le Forum RH, organisé par le CCO, a bien tenu ses promesses. C’est la tête bien pleine que je suis repartie ce soir, mais tellement heureuse d’avoir pu écouter autant de témoignages inspirants et pour le coup remplis de sens !

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Focus sur quelques témoignages…

Etant donné la quantité d’ateliers ou conférences proposés, il était difficile d’être partout ! Voici donc un petit résumé parsemé de citations éclairantes entendues aujourd’hui 🙂

  • « Pourquoi je vais travailler ? » par Pierre-Yves GOMEZ

En guise d’introduction, Pierre-Yves GOMEZ a balayé un demi siècle d’Histoire et d’Economie pour tenter de dresser le portrait ou plutôt le contexte actuel nous interrogeant aujourd’hui sur cette question du sens.

Dans une société passant du capitalisme accumulatif au capitalisme spéculatif, on peut aujourd’hui observer un affaiblissement du collectif (ou alors, émergent des communautés « d’émotions » éphémères) et une montée des individualismes. Nous, individus au travail, ressentons désormais 3 besoins :

– Un besoin de réappropriation du sens dans les entreprises : à quoi ça sert ? A quoi je sers ?

– Un besoin de stabilité : comment freiner ce rythme trop rapide et difficile à vivre que nous imposent les organisations ?

– Un besoin de solidarité : pour contrer l’angoisse d’être seul(e), on cherche des soutiens et à soutenir les autres.

Pour en savoir plus : https://www.forumrh.fr/les-intervenants/pierre-yves-gomez/

  • « Sens inclusif et social business », par François ROUVIER – Renault

D’entrée de jeu, François ROUVIER nous a annoncé que la Direction RSE de Renault venait d’être remplacée par la Direction de l’Impact social et durable : tout était (presque) dit.

Durant son intervention et à travers la présentation du programme Mobilize, François ROUVIER nous a démontré que :

– Oui, business et social sont compatibles.

– « Le sens c’est projeter un peu plus loin, c’est regarder à plus long terme »

En concluant par une phrase là encore pleine de sens : « Notre rôle est de changer la couleur des entreprises ».

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Pour en savoir plus : https://mobilize.groupe.renault.com/

  • « Le goût des autres : insertion gastronomique », par Véronique ZEHNACKER et Hélène RADISSON – Valrhona

Les deux intervenantes nous ont présenté avec brio un projet d’intrapreunariat social développé suite à la réalisation du MOOC « Devenir entrepreneur du changement » (Ticket for Change / HEC).

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L’entreprise accompagne des jeunes de 16-25 ans éloignés de l’emploi ou des études, pour les former au métier de pâtissier(e). Dans un contexte de pénurie côté métiers manuels, quelle belle idée que cet accompagnement qui donne la chance à tous, répond à de vrais besoins côté clients de Valrhona, et permet de dépasser les idées reçues que l’on se fait face à l’échec scolaire !

Le projet, audacieux à l’origine, ne pouvait qu’être soutenu par la Direction Générale, puisqu’il était parfaitement en phase avec la raison d’être de l’entreprise (« faire du bien avec du bon »). Un très bel exemple de RSE et d’innovation sociale…

  • « L’intérêt général suffit-il à donner du sens ? » par Muriel BARNEOUD et Olivier COLIN – Groupe La Poste

Pour une entreprise ayant plus de 500 ans d’existence, dans un monde où le courrier est en perte de vitesse face à la montée du digital : comment redéfinir son utilité ? Quelle est la mission de La Poste désormais dans un monde qui se transforme ? C’était la question posée dans cette intervention qui a filé à toute vitesse.

Au cœur de la mission de service public de La Poste se trouve un élément indétrônable : le lien. Créateur de lien social, de lien de confiance, La Poste ne pourra se réinventer qu’en gardant ce lien au cœur de son projet d’entreprise. Et Olivier COLIN de nous exposer la vision 2022 pour le territoire Bretagne : « Le lien au cœur de la conquête ». La messe est dite 🙂

Plus au-delà, sur la question du sens à proprement parler, Olivier COLIN a très justement rappelé que donner le sens était avant tout synonyme de donner envie, et que la clé passait – au-delà de la mission d’intérêt général de l’entreprise – par les Managers de proximité : à eux de donner envie donc, de permettre aux initiatives locales de se développer (plutôt que de limiter les collaborateurs à des actions descendantes du siège), et de laisser des degrés de liberté.

  • « Rouler ensemble dans la même direction », par Sophie MENEZ et Pauline DEBODINANCE – Norauto

A travers leurs parcours et leurs « crises de sens » respectives, Sophie MENEZ et Pauline DEBODINANCE nous ont expliqué comment elles avaient fait changer leur métier pour y donner du sens. Et au-delà, comme le sens s’était propagé au reste des collaborateurs.

Quelle fierté pour les collaborateurs de se retrouver embarqués dans la démarche de mobilité solidaire « Mana Ara » ou dans le parrainage d’associations soutenues par la Fondation Norauto !

Pour en savoir plus : http://fondation.norauto.fr/

  • « RSE = Redonner du Sens à l’Entreprise », par Emery JACQUILLAT, PDG de la Camif

C’était clairement pour moi l’intervention que j’attendais de cette journée, après avoir lu plusieurs interviews d’Emery JACQUILLAT expliquant le chemin parcouru à la tête de la Camif et sa transformation admirable.

Avec un charisme naturel et un leadership ayant presque convaincu toute la salle de déménager à Niort (!), Emery JACQUILLAT a exposé avec brio les éléments faisant de la Camif la 1ère entreprise à mission de France, englobant tout un tas de sujets internes et externes, avec l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. Comme mes mots ne retranscriront jamais aussi bien les siens, voici donc quelques citations qui parleront d’elles-mêmes :

« Une entreprise qui réussit est celle qui engage les parties prenantes :

C : ses clients

A : ses actionnaires

M : le monde qui nous entoure

I : l’intérieur = ses collaborateurs

F : ses fournisseurs.

Et comment les engage-t-elle ? Par le sens ! »

Evoquant le travail réalisé avec toutes les parties prenantes sur la définition de la raison d’être, le parti pris de fermer le site web de la Camif lors du Black Friday, la transformation des entretiens annuels se faisant désormais à l’extérieur à l’occasion d’une balade… Tous les exemples donnaient le sourire aux lèvres tant ils étaient bluffants. Et le pire là-dedans (ou le mieux, plutôt) c’est que rien n’avait l’air compliqué !

Et Emery JACQUILLAT de conclure : « Au fond une entreprise, qu’est ce que c’est si ce n’est un projet qu’on partage ensemble ? L’entreprise est un puissant levier de transformation de la société à partir du moment où elle met au cœur de ses préoccupations les enjeux sociétaux, sociaux et environnementaux, et non pas que les intérêts financiers. »

  • « Nouveaux récits pour une révolution culturelle », par Marc de La Menardiere

La journée s’est conclue avec l’intervention de Marc de La Menardiere, réalisateur du documentaire « En quête de sens » nous invitant à recréer de l’harmonie avec la terre, au sein des entreprises, et de notre société.

Merci au CCO et à ses partenaires d’avoir organisé un événement aussi riche et inspirant, et à l’année prochaine !

▷ Auteure : Claire Bertin, Directrice Grand Ouest Pro Bono Lab