Pro-bono.co, la nouvelle open source de l’engagement par le partage de compétences (mécénat / bénévolat de compétences) by Pro Bono Lab

Pro Bono Lab est la structure spécialiste de l’engagement par le partage de compétences en France comme dans 30 autres pays du monde via le Global Pro Bono Network. Depuis 2011, le Lab s’est imposé comme opérateur du pro bono (mécénat/bénévolat de compétences), mettant en relation des entreprises engagées, des structures à finalité sociale et des volontaires sur tout le territoire français. Avec ses quatre antennes territoriales à Paris, Lyon, Marseille et Lille, il s’est rapproché des territoires, il s’est enrichi de son écosystème et voit aujourd’hui plus loin. Plus loin que son rôle d’opérateur. Plus loin que la simple mise en réseau d’acteurs.

Car au contact de ses écosystèmes, et notamment via les études menées par son Centre d’Expérimentation, une réalité s’est imposée à lui : le premier frein à l’engagement par le partage de compétences (pro bono) demeure sa méconnaissance et le manque d’initiatives coordonnées pour le développer. Afin de favoriser cette pratique, la première étape est donc de la faire connaître. Et dans cet objectif, une seule solution s’impose : rassembler celles et ceux qui la font au quotidien. Mettre en lumière, fédérer leurs initiatives, pour mieux favoriser une dynamique collective de grande envergure autour du développement du pro bono. C’est de là qu’est venue l’idée de cette nouvelle solution digitale pro-bono.co, l’open source de l’engagement par le partage de compétences(mécénat/bénévolat de compétences), qui sera impulsée par Pro Bono Lab et le Global Pro Bono Network en février 2019.

Donner la parole à différents acteurs, portant différentes visions ; agréger les réflexions collectives ; les projeter dans l’espace public. Pour démocratiser la pratique. Pour susciter des vocations. Pour faire de toute compétence un bien public. Tels sont les objectifs de pro-bono.co.

▷ Source : pro-bono.co (février 2019)
▷ Auteur : Elsa Chaucesse, responsable communication et RP chez Pro Bono Lab
▷ Crédit photo : Vincent Baillais


LA TRIBUNE | Mettons les compétences de nos collaborateurs au service du bien public

Quatre grands dirigeants d'entreprises réaffirment cette conviction que le pro bono, et le don des compétences de leurs collaborateurs à des structures à finalité sociale - via le mécénat de compétences notamment -, constituent l'engagement citoyen le plus riche et vertueux pour le développement de projets à fort impact social... comme pour la performance sociale de toute entreprise.

Lire l'article de la Tribune en intégralité

▷ Source : La Tribune (Pro Bono Lab, février 2019)
▷ Auteur : Frédéric Moulin (Président du Conseil d’Administration de Deloitte France, Président de la Fondation Deloitte, Parrain de Pro Bono Lab), Frédéric Oudéa (Directeur Général de la Société Générale), Marie-Célie Guillaume (Directrice Générale de Paris La Défense), Alain Dinin (Président Directeur Général de Nexity, Parrain de Pro Bono Lab).


La Fondation SNCF lance son baromètre du mécénat de compétences

Le mercredi 16 janvier dernier, la Fondation SNCF a publié le Baromètre du Mécénat de Compétences, réalisé en partenariat avec l'Ifop.

Le 16 janvier dernier, au siège des Échos, des grands patrons (SNCF, Total, Accenture, Groupe ADP, IBM…) étaient réunis à l’initiative de la Fondation du Groupe SNCF afin de dévoiler un baromètre du mécénat de compétences et de signer un manifeste pour une Alliance pour le mécénat de compétences. La date est prise pour une deuxième édition en janvier 2020 avec l’objectif de doubler le nombre d’entreprises engagées.

Des chiffres sur le sujet du mécénat de compétences : une méthodologie sérieuse

L’ensemble de l’enquête a été mené par l’IFOP auprès de près de 3 000 personnes : 427 salariés (SNCF et autres entreprises du fichier Pro Bono Lab) ayant effectué une ou plusieurs missions de mécénat de compétences, un échantillon de 200 dirigeants d’entreprises de plus de 50 salariés, 454 salariés du secteur privé d‘entreprises de plus de 50 salariés, échantillon de 1025 personnes âgées de 18 ans et plus représentatives de la population française (grand public) et 751 répondants ayant participé à un dispositif d’engagement de la Fondation SNCF.

Dans les enseignements, soulignons que le mécénat de compétences plait aux jeunes, 75 % des moins de 35 ans estiment légitime que l’entreprise propose à ses salariés de s’engager avec elle. On pense notamment aux structures de conseil qui utilisent une politique dynamique en la matière pour attirer et garder les talents. Le mécénat de compétences allie intérêts personnels et professionnels : 71 % des salariés engagés voient l’occasion de sortir de leur routine et 64 % y voient l’occasion d’acquérir des compétences.

Du côté des dirigeants

Le chiffre a été souligné plusieurs fois, seulement un tiers d’entre eux affirment être favorable à la mise en place d’un dispositif de mécénat de compétences. 23 % disent l’envisager et 9 % le font déjà. Même si ce chiffre est à lire, comme le recommande Augustin de Romanet à la lumière du nombre important de TPE et de PME en France – pour lesquelles la mise en place des dispositifs est beaucoup moins facile que pour les grands groupes, il souligne la nécessité d’un fort travail de conviction.

D’autant que les résultats semblent très favorables pour les entreprises, notamment dans leur lien avec les collaborateurs. Alain Mergier, sociologue, explique : “Lorsqu’un salarié estime qu’il est légitime que son entreprise agisse au-delà du champ de son activité, cela signifie qu’il reconnaît qu’elle peut agir pour l’intérêt public mais également qu’elle doit agir.” 42 % des salariés engagés interrogés ont porté un nouveau regard sur leur entreprise. Pour l’amélioration de l’image et de la réputation, ce dispositif d’engagement est stratégique selon 88 % des dirigeants et 82 % des salariés. Il touche aussi à la cohésion, à la motivation et à la transformation des méthodes.

Le baromètre propose également des profils types de salariés, de leurs dispositions initiales (sceptique, vigilant, altruiste, individualiste), en passant par leur relation à l’entreprise (constructif, vulnérable, ambitieux, démotivé) puis par les déclics d’engagement (opportunité, envie d’évasion, affirmation de soi, concordance) en finissant par les effets positifs (nouvelle relation à l’entreprise, renforcement personnel et professionnel,  changement de regard sur l’intérêt général).

Enfin, ce baromètre détaille les conditions de réussite d’une mission selon les salariés, sans grande surprise : permettre à tous de s’engager, accord du manager (à 76 %), choix des missions, accompagnement, explications concrètes.

Le point d’amélioration de l’étude réside dans la définition du mécénat de compétences. En effet, selon qu’il s’agisse de mise à disposition de temps, de compétences (métier), de dispositif senior (transition vers la retraite) ou de team building solidaire, les problématiques sont différentes, et les bénéfices également, pour les porteurs de projets comme pour les entreprises. Souhaitons que la prochaine édition creuse ces différentes typologies, même si le sujet n’est pas facile à analyser en profondeur.

François Ravel de Habitat Humanisme a proposé lors d’un classique “questions / réponses” de sonder les associations sur leur ressenti, car pour son association, les missions longues, de fin de carrière par exemple, sont très précieuses, mais trop peu nombreuses. [On peut retrouver des chiffres sur l’appréciation des associations sur le Panorama du pro bono de Pro Bono Lab.

Des visions de patrons de grands groupes (SNCF, Total, Groupe ADP) et des témoignages de salariés

Les dirigeants présents sur scène ont fait des annonces et réaffirmé certaines convictions. Ces interventions ont été panachées de témoignages de salariés. Nous vous proposons une sélection de ces prises de paroles.

Patrick Pouyanné a annoncé que les salariés du Groupe Total (France et International) auraient droit à 6 jours par an. Guillaume Pepy a souligné qu’au sein du Groupe SNCF 3 500 salariés étaient impliqués. Augustin de Romanet a pris la parole sur l’engagement chez ADP dont la fondation est assez récente (2015). Après négociations, le groupe a obtenu un gentlemen agreement avec les syndicats avec un horizon de 6 jours de disponibilité par an. IBM fait du mécénat de compétences depuis 50 ans. Nicolas Sekkati a mis en place du mécénat de compétences, mais hors fondation pour deux raisons : il ne faut pas déléguer ce dispositif, et les collaborateurs IBM voulaient s’engager sur des sujets qui sortaient des champs d’intervention de la fondation.

À noter une remarque de Dominique Laurent, directeur des ressources humaines de Schneider Electric : dans la salle, beaucoup de fondations d’entreprise et de personnes des départements de RSE étaient présentes, mais peu de représentants des RH. Selon lui, le mécénat de compétences ne fonctionne que quand les directions s’articulent, d’où la nécessité d’inclure les RH dans les processus.

Pour finir, Marianne Eshet, déléguée générale de la Fondation Groupe SNCF, a dévoilé  les 7 engagements que doivent remplir les entreprises en insistant sur la diversité des offres. Cette “bonne pratique” de la SNCF lui a permis de mobiliser des collaborateurs aux emplois variés et ainsi de faire “chuter” le ratio des cadres, biais connus des experts de la mobilisation des collaborateurs [le mécénat de compétences est pratiqué souvent majoritairement par les cadres, et l’un des enjeux des entreprises est de l’étendre à tous les salariés]. Ces divergences de typologies de salariés ont été soulignées par Christian Caye du Groupe Vinci qui cherche “la bonne formule” (“il est plus facile de mobiliser une équipe qu’une personne quand on opère des chantiers”) et par Alain Roumilhac de Manpower (“réconcilier  terrain et siège, car le terrain connaît des difficultés que le siège ne connaît pas”).

▷ Source : Carenews : « L’Alliance pour le mécénat de compétences : des chiffres et des convictions » (janvier 2019)
▷ Auteur : Flavie Deprez, Directrice éditoriale et communication de Carenews
▷ Crédit photo : Twitter Fondation SNCF

17 signataires du manifeste

Accenture - Olivier Girard | Groupe ADP - Augustin de Romanet | Algoé - Pascal Gustin | Elan Edelman - Marion Darrieutort | Eramet - Christel Bories | Eurogroup Consulting – Gilles Bonnenfant | IBM France - Nicolas Sekkaki | Groupe La Poste - Philippe Wahl | ManpowerGroup France - Alain Roumilhac | PageGroup France – Isabelle Bastide | Radio France - Sybile Veil | Schneider Electric - Jean-Pascal Tricoire | Showroomprivé - Thierry Petit | SNCF - Guillaume Pepy | SNCF Réseau - Patrick Jeantet | Total - Patrick Pouyanné | Vinci - Xavier Huillard

L'avis de l'équipe de pro-bono.co :

L’équipe de l’open source pro-bono.co et de Pro Bono Lab salue cette initiative qui permettra de favoriser le développement de la pratique du pro bono, et plus spécifiquement du mécénat de compétences. Cette démarche vient renforcer notre connaissance collective sur l’engagement citoyen des salariés français et viendra enrichir les productions issues de nos activités de Prospective ou de notre Centre d’Expérimentation. Le panorama du pro bono, dévoilé en mars prochain, s’inscrit en parfaite complémentarité de cette étude et apportera notamment des éclairages sur les besoins en compétences des structures à finalité sociale.


Le Rameau | Guide “construire ensemble l’engagement territorial des entreprises”

Le Rameau a sorti, en octobre 2018, en partenariat avec le MEDEF, le Guide "Construire ensemble l'engagement territorial des entreprises".

Consulter le Guide "Construire ensemble l'engagement territorial des entreprises

▷ Source : Le Rameau (octobre 2018)
▷ Auteur : Le Rameau


Revivez le dernier Sommet Européen du pro bono (Madrid, octobre 2018)

Retour sur le sommet européen du pro bono à Madrid, évènement riche et dense qui a aussi été l’occasion de mener la première Probono Expedition du Club de Prospective de Pro Bono Lab.

Après avoir été mis en place à Paris, par Pro Bono Lab, en 2016, puis à Budapest par Volunteering Hungary (ÖKA), en 2017, c’est à Madrid que le Sommet européen du pro bono a pris place, les 3, 4 et 5 octobre 2018. Il a été organisé par Hazloposible et Work For Social. Les intermédiaires européens du pro bono, membres du Global Pro Bono Network, s’y sont réunis pour réfléchir sur les grandes tendances du secteur au côté d’entreprises européennes et d’organisations de la société civile espagnole. Un premier temps de rencontre, au Caixa Forum, a permis aux membres du réseau de se retrouver avant les deux journées de conférences et d’ateliers. 

Le pro bono : élément de transformation positif de nos sociétés et entreprises (Jeudi 4 octobre 2018)

Accueilli dans les locaux de Bankinter, le Sommet a débuté sur le retour d’expérience de Teresa Coles qui a démontré le rôle bénéfique qu’avait pu jouer le pro bono dans l’entreprise Riggs Partners grâce au concept du « CreateAthon », un projet pro bono de 24 heures. Grâce à ce dernier, l’entreprise a pu offrir des services marketing à des associations de son territoire. Cela a eu pour conséquence de transformer en profondeur Riggs Partners dans la manière de travailler en mettant les valeurs fondamentales de l’entreprise au cœur dans la co-construction des projets, mais aussi dans la façon même d’interagir avec leurs clients. 

La deuxième plénière fut un véritable dialogue sur le pro bono et son développement dans différentes parties du monde avec les membres du Global Council dont András F. Tóth (Hongrie), Mamerito Ssenfuma (Ouganda), Mina Lopez-Lugo (Mexique) et Yan Peng (Chine) et autour d’une question : quel rôle des États dans ce développement ? Les échanges menés par Cristina Sancho Ferrán ont souligné qu’en fonction des pays les États n’avait pas le même rôle et que les intermédiaires n’avaient pas les mêmes attentes.

Après quelques sessions d’ateliers au choix pour les participants, les échanges de l’après-midi ont révélé l’impact positif du pro bono tant pour les sociétés que pour les individus. L’objectif des intermédiaires étant d’engager le plus d’individus possibles et donc de sociétés, Guadalupe de la Mata, entrepreneure et chercheuse, a rappelé qu’il était scientifiquement prouvé qu’être généreux augmentait le bien-être et qu’en conséquence, agir pour le bien commun rend plus heureux.   

Matthew Manos, en revenant sur son expérience à travers son entreprise sociale Verynice, qu’il a fondé et dont il est Directeur aujourd’hui, a expliqué qu’il y avait un préjugé énorme consistant à penser que seulement certaines entreprises ou certains individus pourraient avoir un impact social positif. Or cela est faux affirme Manos : tout le monde peut avoir un impact social, positif qui plus est. Il lui apparaît alors nécessaire de développer différentes formes d’engagement pour s’adapter aux individus et de mettre en place des méthodologies où l’humain est au cœur de la démarche !

Cette journée dense et intense s’est terminée sur un dernier temps d’échanges et un cocktail à l’Impact Hub, en plein cœur de Madrid. Une dernière discussion qui a mis en lumière l’importance de développer son réseau et sa communauté à travers le partage des savoirs.

Pro bono et leadership (Vendredi 5 octobre 2018)

Le dernier jour du Sommet s’est ouvert sur une conférence dynamique d’Élizabeth Schwan-Rosenwald, de la Taproot Foundation, autour du rôle du pro bono dans le développement du leadership des structures à finalité sociale. Autrement dit, le pro bono est un outil de développement des compétences pour ces structures, notamment de ce que l’on appelle les « soft skills » dont fait partie le leadership. Pour développer cette compétence qu’est le leadership, Elizabeth Schwan-Rosenwald souligne qu’il est primordial de donner la possibilité et l’opportunité à l’autre de faire et de ne pas avoir peur des risques. Et, parce qu’il renforce leurs compétences, le pro bono permet, en conséquence, de renforcer le secteur des structures à finalité sociale.

Des temps d’échange autour du Global Pro Bono Network et du rôle des entreprises ont été ensuite mis en place, puis le Sommet s’est conclu sur un cocktail déjeunatoire offrant la possibilité à chacun de pouvoir discuter de cet événement passionnant.

▷ Source : probonolab.org (octobre 2018)
▷ Auteur : pro-bono.co
▷ Crédit photo : Pro Bono Lab

Pro bono services changed who we were as a person and as a company.

Teresa Coles, Présidente Riggs Partners


Christophe Itier inaugure le Club de Prospective de Pro Bono Lab

Le mardi 26 juin dernier, dans les locaux du Work & Share à Clichy, Pro Bono Lab inaugurait son Club de Prospective avec la présence exceptionnelle de Christophe Itier, Haut-commissaire à l’Economie Sociale et Solidaire et à l’Innovation Sociale. L'open source Pro-bono.co dédiée à l'engagement par le partage de compétences (bénévolat/mécénat de compétences) se fera désormais le relais des travaux issus de la réflexion collective de ses membres.

Alors que le secteur de l’ESS en France est en pleine ébullition estivale avec, entre autres, le rapport « Pour une politique de vie associative ambitieuse et le développement d’une société de l’engagement » et le futur pacte de croissance pour l’ESS, Christophe Itier s’est entretenu pendant environ 1h30 avec une soixantaine d’entreprises, de fondations et d’acteurs de l’ESS, membres du Club de Prospective et/ou partenaires de Pro Bono Lab.

L’ensemble des participants à ce Probono Talks – l’un des formats du Club visant à faire intervenir des personnalités inspirantes autour du pro bono en mode Talks Show – ont démarré la matinée par un petit-déjeuner convivial sur la terrasse du Work & Share, l’occasion pour chacun de se rencontrer, de partager ses actualités et, dès le café, de faire fonctionner l’intelligence collective.

Une fois les participants installés dans les salons du Work & Share, Christophe Itier a été interviewé par la responsable du Club de Prospective, Marie Jouhault. Il a abordé la genèse et le fonctionnement de French Impact, en mettant l’emphase sur le rôle de « bannière » que joue la stratégie French Impact au profit du secteur de l’ESS, lui permettant de s’agréger, d’accroître sa visibilité et de renforcer ses interactions avec d’autres acteurs, notamment les entreprises et les investisseurs. Première promotion des pionniers, écosystème partenarial, « hackers », fonds d’amorçage… autant d’initiatives qui ont ainsi été passées au crible par le Haut-commissaire !

Avec l’appel aux territoires qui a eu lieu le 2 juillet dernier, la question de l’essaimage territorial des innovations sociales fut au cœur des discussions. Si l’écosystème French Impact est riche au niveau national, il tend à l’être tout autant dans les territoires !

Sujet prégnant pour Pro Bono Lab, Christophe Itier a évoqué l’engagement des entreprises auprès du secteur de l’ESS. French Impact permet aux entreprises qui le souhaitent un engagement protéiforme avec, au-delà d’un apport financier, un soutien en mécénat/bénévolat de compétences. En effet, French Impact porte, comme Pro Bono Lab, la conviction que l’engagement par le partage de compétences est le plus vertueux pour l’organisation à finalité sociale et les volontaires en pro bono. Christophe Itier a ainsi affirmé que le pro bono permet le partage de valeurs et convictions communes, ainsi qu’un apport réciproque d’expertises et d’expériences.

La séance de questions/réponses entre Christophe Itier et les participants au Probono Talks a permis d’interroger les évolutions actuelles du secteur de l’ESS : co-construction des projets, prédominance des appels à projets, médiatisation à renforcer des acteurs, etc.

Ce premier Probono Talks avec Christophe Itier marque le lancement officiel du Club de Prospective de Pro Bono Lab. Ce Club, à l’instar des autres offres de Pro Bono Lab annoncées le 22 mai dernier, participe à (re)penser le pro bono, ses enjeux, ses implications et ses perspectives d’avenir. Au travers de ce Club, Pro Bono Lab organise et anime la réflexion collective et prospective autour de l’engagement par le partage de compétences avec ces partenaires entreprises et fondations. Le Club de Prospective permet alors de concourir, collectivement et de manière renouvelée, à l’ambition de Pro Bono Lab portée dans le manifeste « Toute compétence est un bien public » , manifeste que Christophe Itier a d’ailleurs signé le mardi 26 juin dernier !

Pour en savoir plus sur le Club de Prospective du Lab, son offre, ses formats et découvrir les prochains événements, rendez-vous sur la page dédiée du site web de Pro Bono Lab.

Télécharge la plaquette du Club de Prospective

▷ Source : probonolab.org (juin 2018)
▷ Auteur : Marie Jouhault, Directrice de la Prospective et des Partenariats de Pro Bono Lab
▷ Crédit photo : Raphaël de Bengy


Les compétences comportementales ou "soft skills" : enjeu RH et facilitateur d'engagement

Que sont exactement les « soft skills », et que permettent-elles dans un contexte où la coopération, les partenariats sont de plus en plus nécessaires ?

La compétence, mais aussi le développement des compétences et également sa transmission sont aujourd’hui au cœur des enjeux qui traversent notre société : emploi et employabilité, égalité des chances et justice sociale. Dans le champ des compétences, les compétences comportementales, ou « soft skills », sont de plus en plus mises en avant.

Les compétences comportementales sont aussi appelées « soft skills » en référence (et en opposition) aux « hard skills », ou compétences techniques, définies dans le monde anglo-saxon comme les compétences acquises par le biais de l’éducation et de la formation initiale, et des formations et autres programmes de certification pendant la carrière professionnelle. Elles sont quantifiables, et il est possible de les évaluer. Elles sont spécifiques à chaque profession ou métier (programmation informatique pour un informaticien, biologie végétale ou animale pour un agriculteur) et peuvent aussi être communes à plusieurs métiers (comptabilité, gestion des ressources humaines, etc.).

Par opposition, les compétences comportementales, comme leur nom l’indique, relèvent des savoir-être et caractérisent la manière dont un individu interagit avec les autres : empathie, communication, gestion du temps, gestion du stress, créativité. Elles sont beaucoup plus difficiles à définir et à évaluer, mais sont pourtant de mieux en mieux appréhendées. Ainsi, parmi les initiatives portant sur le sujet, on peut citer l’association Article 1, qui accompagne des lycéens et étudiants issus de milieux populaires, et qui a développé l’outil Jobready pour leur permettre d’évaluer leurs compétences, techniques ou comportementales, et de les valoriser afin de mieux s’insérer professionnellement.

Dans les entreprises, une valorisation des soft skills par les professionnels des ressources humaines

En effet, les employeurs recherchent de plus en plus des personnes faisant preuve de compétences techniques, mais aussi comportementales. Une étude de Pôle Emploi datant de juin 2018 montre ainsi que le diplôme d’un.e candidat.e à un poste n’est pas à lui seul un critère suffisant pour qu’un employeur l’embauche. 60% des employeurs interrogés considèrent même que les compétences comportementales sont plus importantes que les compétences techniques.

Les « soft skills » d’une personne représentent la certitude, en effet, que cette personne saura s’intégrer dans une équipe et être efficace tout en étant agréable avec ses pairs. Les entreprises ont donc tout intérêt à recruter des personnes qui ont acquis de solides compétences comportementales, et à encourager leurs équipes à les acquérir et à les développer.

 « Soft skills » et partage de compétences

Les « soft skills » sont un formidable atout pour dépasser le cadre de l’entreprise en allant partager ses compétences avec des acteurs qui en ont besoin : structures à finalité sociale comme les associations, les entreprises de l’économie sociale et solidaire ou encore des individus.

Les nombreuses « Missions Probono » que Pro Bono Lab organise mobilisent des personnes volontaires pour venir en aide à des structures à finalité sociale, sur des périodes variées : Marathons Probono sur une journée, Sprint Probono pendant deux heures à l’heure du déjeuner ou en début de soirée, ou missions de conseil plus longues (plusieurs semaines, voire plusieurs mois) pour des projets plus complexes. Ces missions sont basées sur l’apport et le transfert de compétences : les associations font appel à ce type de service parce qu’elles n’ont pas les moyens de trouver les compétences dont elles ont besoin ; quant aux personnes volontaires, elles participent à ces missions dans l’idée de pouvoir partager leurs compétences.

Pour que tout se passe bien, il est nécessaire que toutes les parties prenantes fassent preuve de « soft skills ». Les volontaires, qu’ils soient salariés, étudiants ou demandeurs d’emploi doivent par exemple établir le contact avec la structure à finalité sociale, la mettre en confiance, expliquer et former à un outil ou une méthode, faire preuve de leadership, d’adaptabilité pour s’extraire du contexte dont ils ont l’habitude et travailler au service d’une structure dont les modes de fonctionnement, les valeurs, la structuration peuvent être très nouvelles, très différentes. Les structures accompagnées doivent quant à elles montrer des qualités dans leur communication pour expliquer au mieux leurs besoins. Il est fréquent de constater que les missions qui se passent le mieux sont celles où un bon contact se créé entre la structure accompagnée et les volontaires, où les volontaires font preuve d’écoute pour bien comprendre le besoin de l’association et proposer des solutions pertinentes, et ce, au-delà de leurs seules compétences techniques.

En outre, le fait de s’engager permet non seulement de partager, mais aussi de développer ses compétences comportementales, comme nous le montre l’évaluation des Missions Probono côté volontaires. C’est donc un cercle vertueux qui se met en place, et qui pourrait intéresser les entreprises, puisque des salariés engagés sont aussi des salariés plus empathiques, créatifs, adaptables, etc.

Un autre sujet qui a le vent en poupe aujourd’hui lorsque l’on évoque l’emploi et la compétence, surtout à l’avenir, est l’intelligence artificielle. Il est intéressant de constater que les compétences comportementales sont justement ce qui différencie les êtres humains des robots. Les « soft skills » n’ont donc pas fini de faire parler d’elles. De plus, dans une société où la coopération, la co-construction sont de plus en plus nécessaires, il est crucial que les différentes parties prenantes soient capables de bien communiquer ensemble, de bien s’adapter aux besoins des uns et des autres, de faire preuve de créativité… Grâce aux compétences comportementales, des mondes qui ne se côtoient pas toujours, qui n’ont pas les mêmes codes, peuvent parvenir ainsi à coopérer.

En savoir +

▷ Source : Admical, le portail du mécénat (juin 2018)
▷ Auteur : Tatiana Heinz, responsable du Centre d’Expérimentation et des partenariats internationaux de Pro Bono Lab


AutoDiag | Les disciplines de l'engagement

Pro Bono Lab est fier de présenter aujourd’hui une cartographie de l’engagement. C’est grâce à notre intégration dans un écosystème du mécénat, toujours plus riche et toujours plus dense, à notre démarche constante de veille, et à une expérience terrain de plus de 7 ans au contact des organisations à finalité sociale, des acteurs publics, des entreprises et des fondations, que nous sommes à présent en capacité de recenser tous les formats d’engagement existants en France, pour les collaborateurs d’entreprises.

 Pourquoi cette démarche ?

  • Pour répondre aux besoins des entreprises qui nous sollicitent, tant dans la conception que dans la mise en œuvre de différentes actions d’engagement, nous leur proposons aujourd’hui un outil qui leur permettra d’obtenir immédiatement une vue d’ensemble des formats existants.
  • La vocation de cet outil est d’ouvrir toutes les perspectives de concrétisation de leurs stratégies d’engagement en programmes complets d’actions de mobilisation de leurs collaborateurs.
  • Pour pouvoir déployer ces programmes, nous conseillons aux entreprises de s’appuyer sur des opérateurs spécialisés qui leur feront gagner du temps et de l’énergie, et leur donneront les moyens d’être challengé sur chaque point leur permettant de générer le plus vaste impact social.

Des envies d’engagement de plus en plus fortes et diversifiées !

S’engager pour aider une structure à finalité sociale ou une personne défavorisée, de manière bénévole et sur son temps libre, n’est pas nouveau. L’étude La France Bénévole de Recherches & Solidarités compte 13 millions de personnes bénévoles en France, et on estime que près d’un salarié sur quatre a un engagement bénévole sur son temps libre.

Ce qui est nouveau, en revanche, c’est la volonté de plus en plus d’entreprises de faciliter l’engagement de leurs collaborateurs, soit en soutenant les salariés déjà engagés de manière bénévole sur leur temps libre, soit en inspirant ceux qui n’ont pas encore franchi le pas en proposant des formats d’engagement ouverts à leurs collaborateurs. Pour répondre aux aspirations de leurs salariés de plus en plus en quête de sens, à des logiques de développement des compétences, d’ancrage territorial, de communication interne et externe, les entreprises n’hésitent plus à inciter leurs collaborateurs à s’engager pour une cause d’intérêt général, y compris sur leur temps de travail.

Nous avons souhaité cartographier tous les formats d’engagement proposés par les entreprises afin de répondre aux aspirations de chaque salarié et d’aiguiller celles et ceux qui portent ces démarches.

En effet, la mobilisation des collaborateurs se professionnalise à vitesse grand V. Le Panorama du pro bono, mené en 2016 par Pro Bono Lab, a montré que 67% des entreprises interrogées pratiquaient le mécénat de compétences depuis moins de cinq ans.

Non seulement les programmes de mobilisation des collaborateurs se multiplient, mais ils gagnent en envergure pour devenir des initiatives à grande échelle. On observe ainsi, après quelques années d’expérimentation, les premières réussites, les premiers échecs aussi. Malheureusement, une expérience peu concluante de mobilisation des collaborateurs peut dissuader une entreprise de persévérer, alors que les problématiques sociétales, loin de disparaître, se complexifient.

Pourquoi ces échecs ?

Aujourd’hui, force est de constater que les enjeux diffèrent d’une entreprise à une autre, et qu’il ne suffit pas de se lancer dans la mobilisation des collaborateurs pour mettre en œuvre un programme à succès. S’il existe des méthodologies et des outils pour chacun des formats que nous présentons dans cette cartographie, il est nécessaire de se poser en amont les bonnes questions pour s’orienter vers les formats les plus pertinents. Pourquoi, et pour qui proposer la possibilité de s’engager ? Certaines entreprises sont attentives à leur impact social, d’autres à l’empreinte qu’elles peuvent avoir sur leur territoire d’implantation. D’autres encore sont attentives au bien-être de leurs salariés, à leur recherche de sens, à leur intégration dans l’entreprise. Elles peuvent enfin chercher à valoriser les talents qu’elles ont en leur sein et se préoccuper du développement des compétences de leurs collaborateurs.

Comment identifier ces enjeux et guider les entreprises ? Comment les soutenir pour s’assurer qu’elles soutiennent à leur tour les acteurs qui s’efforcent de répondre aux besoins sociaux ?

Notre métier consiste d’abord à comprendre avec précision les spécificités de chaque entreprise en matière d’engagement ; c’est aussi et surtout d’accompagner ces entreprises en pensant l’engagement citoyen sur mesure, les formats les plus adaptés aux enjeux, appétences et contraintes qu’elles ont exprimés. Autrement dit, un programme sur-mesure, propre à chacune, qui ait de l’impact sur les collaborateurs, les bénéficiaires… et qui soit également vecteur de performance pour l’entreprise.

Pourquoi mobiliser ses collaborateurs ? S’agit-il de réaliser une action solidaire de grande envergure? Les dons financiers, par exemple lors de collectes annuelles pour des associations ou en proposant l’arrondi sur salaire, ou en nature, comme les collectes de produits alimentaires ou de jouets au moment des fêtes de fin d’année, peuvent faciliter ce type d’engagement. S’agit-il plutôt de développer ses compétences, de les utiliser dans un autre contexte, de se rendre utile en mettant ses talents à profit ? Dans ce cas, des formats comme la journée pro bono, le coup de pouce à distance, le temps partagé solidaire ou le mécénat de compétences à temps plein seront tout indiqués. Et si l’on préfère participer à une action solidaire pour se vider la tête, faire quelque chose de différent, sortir du cadre, on pourra opter pour les journées solidaires ou la course solidaire.

En France, de nombreux accompagnateurs

Si Pro Bono Lab intervient dans la formalisation de ces stratégies globales, et est capable de mettre en œuvre tous types de formats, il existe par ailleurs aujourd’hui en France une multitude d’acteurs spécialisés, en capacité d’organiser des actions complémentaires.

Solliciter ces acteurs, c’est s’assurer d’une qualité du programme en question, car ce sont des organisations :

  • en capacité de dialoguer et de faire dialoguer des mondes différents, parfois sur un même territoire : les opérateurs de l’engagement sont en lien avec les organisations de l’économie sociale et solidaire qui constituent le plus souvent les bénéficiaires des programmes d’engagement ; mais aussi avec les entreprises, en faisant preuve d’une connaissance et d’une compréhension des différents sujets internes qui appellent à la mobilisation des collaborateurs. Pro Bono Lab et ses homologues sont convaincus que c’est en faisant l’intermédiaire et en participant au décloisonnement des mondes, y compris à l’échelle d’une commune, d’un bassin d’emploi ou d’une région, que l’on peut répondre efficacement aux grands enjeux sociétaux d’aujourd’hui.
  • en capacité de réaliser des diagnostics de qualité pour définir et challenger les besoins prioritaires des structures bénéficiaires. Une étape essentielle à chaque porteur de projet, lui permettant de prendre du recul sur chacun de ses enjeux et de mobiliser les ressources externes supplémentaires sur les missions les plus pertinentes. Les volontaires, de leur côté, se sentiront d’autant plus utiles qu’ils agiront directement sur les besoins les plus prioritaires.
  • en capacité enfin d’évaluer la réalisation des formats d’engagement, grâce à une démarche éprouvée et une méthodologie d’évaluation de l’impact en amont, pendant et après la mission : questionnaires de satisfaction, entretiens à court, moyen et long-terme avec les structures bénéficiaires et les collaborateurs, etc.

Une pluralité de plateformes numérique pour relier ces engagements

Une fois les premières expériences concrétisées se pose la question du changement d’échelle du programme. Se doter d’une plateforme numérique adaptée est alors une belle option. Son rôle est de relier, d’accélérer et de valoriser les différents parcours proposés aux collaborateurs. Son utilité sera d’autant plus forte si les réflexions stratégiques et étapes opérationnelles précédemment citées sont bien menées à leur terme.

Que vous soyez entreprise, salarié, organisation à finalité sociale ou acteur de l’engagement, cette cartographie de l’engagement est pour vous : pour la consulter, se l’approprier, sensibiliser et bien sûr déclencher des collaborations et des partenariats. Nous sommes preneurs de vos enrichissements sur cette cartographie, de vos retours sur les différents formats d’engagement que vous aurez pu expérimenter, pour en faire un outil encore plus utile et impactant.

Découvrez les disciplines de l'engagement citoyen (by Pro Bono Lab)

▷ Source : Pro Bono Lab (mars 2018)
▷ Auteur : Pro Bono Lab


Le pro bono, un engagement citoyen riche et vertueux

Céline Laurichesse, Présidente, Yoann Kassi-Vivier, co-fondateur, et Sylvain Reymond, Directeur Général de Pro Bono Lab, partagent une même ambition : celle de réaffirmer collectivement et fortement les convictions ainsi que la vocation première du Lab.

Mettre ses compétences au service d’une organisation à finalité sociale n’est-il pas, pour toute personne physique ou morale, le plus riche des engagements citoyens ? Que l’on soit salarié d’une entreprise ou une entreprise à travers ses salariés, étudiant, retraité, demandeur d’emploi ou tout autre profil de volontaire, la pratique du pro bono consiste d’abord à donner sincèrement de soi : à puiser dans ses connaissances, à confronter ses expériences, à adapter son expertise, à accepter de se remettre en cause et de servir la cause, à se dépasser pour l’autre, pour l’amener personnellement et collectivement dans la meilleure direction.

Pour une association, un acteur de l’intérêt général ou pour toute autre structure de l’ESS, cet engagement là n’a pas de prix. Car les perspectives qu’ouvre le don de compétences, l’impact de l’intelligence collective et la valeur partagée qu’il génère sur celui qui reçoit, sur l’entreprise à laquelle il appartient et sur celui qui donne ; dès lors qu’il est parfaitement adressé et méticuleusement orchestré, sont indéniablement vertueux et durables. Le pro bono est un engagement qui fait se dépasser et dont les effets nous dépassent. Les combinaisons infinies de compétences, les aspirations individuelles et volontés d’agir collectivement. La force des rencontres aussi. Tout cela fait que ces engagements là n’ont en effet pas de prix.

Pro Bono Lab sensibilise, agrège, accompagne, rassemble, expérimente…

Pro Bono Lab est ainsi celui qui sensibilise et qui agrège, qui accompagne, qui rassemble, qui expérimente. Celui qui anime la réflexion, qui conseille, qui forme. Celui qui mène vers ce type d’engagement et tente d’en mesurer pleinement l’impact. Pro Bono Lab orchestre. Pro Bono Lab est là tout simplement pour que la magie opère.

C’est cette conviction et ce rôle que nous réaffirmerons dès cette année. Cette conviction que nous voulons porter plus haut que jamais, avec vous tous : entreprises partenaires, lauréats d’aujourd’hui, d’hier et de demain, volontaires, entrepreneurs sociaux, réseaux institutionnels, acteurs publics, influenceurs, média, bénévoles, particuliers… Nous tous, permanents, administrateurs et co-fondateurs, voulons cette année porter ensemble cette conviction que le pro bono, est, par excellence, l’engagement à fort impact collectif, en France et dans le monde.

Pour permettre au plus grand nombre d’organisations à finalité sociale d’accéder aux compétences dont elles ont besoin pour se développer durablement et, à travers elles, générer le plus vaste impact, Pro Bono Lab entend d’abord réaffirmer son rôle d’opérateur social et d’acteur du changement. Les 30 Lauréats de l’appel à projets 2018 de Pro Bono Lab, dévoilés ce jeudi 15 février, bénéficieront en premier lieu de cette action renouvelée. De nouveaux grands programmes d’intérêt général sont ainsi en cours de conception. Certains sont directement co-construits avec de grands investisseurs sociétaux. C’est notamment le cas d’un premier projet d’envergure nationale, entièrement voué à la démocratisation du pro bono partout en France, qui vient tout juste d’être officialisé avec le soutien de la Fondation Groupe EDF. 

Remettre au coeur du Lab son rôle d’opérateur social…

Pro Bono Lab intensifiera également ses activités de recherche afin d’anticiper, d’inventer et d’expérimenter, avec les acteurs qui le souhaitent, de nouvelles formes d’engagement citoyen et de Missions Probono. En parallèle, la structure développe une offre de conseil stratégique plus globale autour de ces enjeux et renouvelle les formats d’engagement qu’elle met en œuvre pour de nombreuses entreprises et au profit de nombreuses structures à finalité sociale en France depuis 7 ans. Le Lab se dote aussi d’outils de communication plus performants afin de mettre en lumière les initiatives les plus en pointe en France et d’assumer pleinement son rôle de plateforme de l’engagement pro bono, que l’on soit volontaire, structure d’utilité sociale ou partenaire investisseur. Une première version de son nouveau site internet www.probonolab.org est d’ailleurs déjà en ligne.

A travers ces programmes et en renouvelant notre offre d’accompagnement, forts de notre leadership à l’international – Pro Bono Lab est membre fondateur du Global Pro Bono Network (42 acteurs de 30 pays différents) –, nous renforcerons notre stratégie de développement territorial en plaçant le pro bono au cœur des écosystèmes les plus propices à son déploiement rapide. 2018 sera ainsi, pour Pro Bono Lab, pour nous et toutes nos parties prenantes, le point d’ancrage d’une dynamique collective et ambitieuse : celle de faire connaître, de généraliser et de rendre accessible aux structures qui en ont profondément besoin, cet « engagement si riche et si vertueux ».

En savoir plus

▷ Source : Carenews, février 2018.
▷ Auteurs : Céline Laurichesse, Yoann Kassi-Vivier, Sylvain Reymond

Le pro bono est un engagement qui fait se dépasser et dont les effets nous dépassent... Pro Bono Lab est là tout simplement pour que la magie opère.

Sylvain Reymond, Directeur Général de Pro Bono Lab