New-York : Réunion au sommet du Global Pro Bono Network

Le Global Pro Bono Network s’est réuni les 7, 8 et 9 mai derniers lors du Global Pro Bono Summit à New-York : 3 jours pour penser l’avenir du réseau … et surtout du pro bono !

Le Global Pro Bono Network (GPBN), créé en 2013 par Taproot Foundation et BMW Foundation est un réseau international dédié au pro bono. Tous les ans, il se rassemble à l’occasion de sommets régionaux (européen, sud-américain, asiatique…) mais aussi internationaux ! En mai dernier, c’est à New-York que les 48 organisations membres du réseau (réparties dans une trentaine de pays) se sont rassemblées, aux côtés de dizaines d’entreprises et intermédiaires du pro bono américains. Dieynaba, Directrice des Opérations et de l’Accompagnement de Pro Bono Lab, et Marie, Directrice de la Prospective et des Partenariats, vous proposent de revivre les temps-forts de ce sommet unique en son genre.

Jour 1 : un mouvement collaboratif

La première journée du sommet international est réservée au réseau du GPBN : un temps d’échange précieux et fédérateur qui permet à chacun autour de la table de partager ses expériences.

La discussion entre les membres du réseau est animée et les idées ne manquent pas ! Renforcer le réseau, créer des connexions internationales, développer des partenariats et renforcer les dynamiques d’innovation… Les sujets à aborder sont nombreux. Et ils permettent de mettre en lumière certaines belles réussites au sein du réseau. 

Prenons l’exemple du projet européen Beese, dont l’objectif est de booster l’employabilité des étudiants et de rendre possible leur engagement social dans des parcours universitaires grâce au pro bono. Mené conjointement par plusieurs membres européens du GPBN – Work for social, önkentés, TimeHeroes et Pro Bono Lab -, en partenariat avec des universités et grandes écoles à Madrid, Porto, Budapest et Paris, le projet est un bel exemple innovant de coopération…

Et c’est justement sur ce sujet que Leonardo Maldonado, entrepreneur social et Directeur exécutif de Ciuadades+B continue la journée. Raison, affect, volonté d’agir… quelle est la source de l’engagement de chacun ? C’est autour du concept de radical collaboration que Leonardo a engagé les membres du GPBN à partager leurs challenges, leurs besoins et ce qu’ils peuvent offrir. L’objectif : identifier des pistes concrètes et immédiates de collaboration.

Jour 2 … au coeur des enjeux de demain !

La deuxième journée rassemble de nouveau les membres du GPBN, mais également des entreprises et intermédiaires américains du pro bono. Des formats variés, alternants interventions d’experts et discussions en petits groupes, permettent à tous les participants d’en apprendre davantage sur les pratiques du pro bono et surtout de partager leurs expériences et ambitions concernant la pratique. Marie et Dieynaba reviennent sur deux interventions qui les ont particulièrement marquées.

• Quel lien entre le pro bono et les Objectifs de Développement Durable (ODD) ?

Cette question était au coeur de l’intervention d’Impact2030. Les entreprises sont aujourd’hui de plus en plus amenées à construire des politiques d’engagement citoyen concrètes, répondant à certains grands enjeux environnementaux. Dans ce contexte, le cadre des ODD peut être un véritable repère.

Ça a été le cas pour Hemang Desai, qui a développé au sein de SAP un programme d’engagement par le partage de compétences (Social Sabbatical Portfolio) s’articulant pleinement avec les ODD du groupe, en termes d’industrie(s), d’infrastructure(s), d’innovation, etc.

Une attention toute particulière a également été portée aux logiques partenariales, faisant écho à l’Objectif 17 des ODD décrétés par l’ONU : « Des partenariats efficaces entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile sont nécessaires pour un programme de développement durable réussi. Ces partenariats inclusifs construits sur des principes et des valeurs, une vision commune et des objectifs communs qui placent les peuples et la planète au centre, sont nécessaires au niveau mondial, régional, national et local. » (Source : https://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/). L’occasion pour les entreprises américaines d’évoquer et d’expliquer les nombreux partenariats qu’elles nouent avec les structures associatives et publiques, via des programmes de pro bono !

• Le pro bono a-t-il un rôle à jouer dans la construction du travail de demain ?

Comment peut-il garantir une meilleure ouverture ? Une plus grande diversité ? Une véritable justice sociale ?

Sur la base de cas concrets et témoignages, Deloitte, Realized Worth et JFFLabs ont apporté un éclairage sur le potentiel du pro bono. Anna Schmidt, en charge du pro bono chez Deloitte, a notamment expliqué comment son engagement auprès d’une association de réinsertion de personnes détenues lui avait fait adapter son processus de recrutement : elle a cessé de vérifier si les personnes avaient préalablement été incarcérées. Le partage de compétences permet ainsi l’ouverture à d’autres mondes, à d’autres réalités, et peut engendrer une réelle prise de conscience de la richesse qu’apporte la diversité. C’est à dire qu’au-delà des bénéfices connus et reconnus pour l’entreprise et pour la société, le pro bono est donc un formidable outil de disruption des pratiques au sein-même des organisations !

Jour 3 : le pro bono en action !

Toujours en présence des membres du GPBN, des entreprises et intermédiaires américains, cette journée a été placée sous le signe de l’action. Autour de formations au pro bono, entre partage d’expériences et de bonnes pratiques, plusieurs sujets ont émergés.

Notamment le rôle du pro bono face à des défis multiples : catastrophes naturelles, pauvreté dans les rues new-yorkaises… Pour les entreprises américaines engagées, comme pour les associations qui bénéficient d’un accompagnement en pro bono, les expériences sont riches d’enseignement et de temps de partage, essentiels.

Et les participants se sont interrogés sur leur impact : comment le maximiser pour être à la hauteur de ces défis ? La question du changement d’échelle et l’implication des équipes des Ressources Humaines et de la RSE sont aujourd’hui déterminants. Un challenge qui anime tous les membres du GPBN et qui doit répondre à la fois à la nécessité et au désir croissant d’engagement en pro bono, dans tous les territoires de manière locale, nationale et internationale !

Pour retrouver plus d’informations et de contenus sur ce sommet, n’hésitez pas à consulter le site du GPBS et le blog de Taproot Foundation.

▷ Source : pro-bono.co (mai 2019)
▷ Auteur
s : Marie Jouhault, directrice de la Prospective et des Partenariats, et Dieynaba Sall, directrice des Opérations et de l’Accompagnement


Décloisonner les mondes pour mieux rassembler : l’enjeu de la Fondation du Nord

Développement de l’engagement par le partage de compétences, nécessité d’aller vers plus de décloisonnement... Sarah Philippe, Chargée de mécénat au sein du Département du Nord ainsi que de l’animation et de l’accompagnement des projets portés par la Fondation du Nord, croit pleinement en l’importance de ces nouvelles synergies entre les sphères publique et privée. Elle nous explique pourquoi.

Faire dialoguer le monde de l’entreprise classique, celui des collectivités territoriales et celui de l’Économie Sociale et Solidaire : c’est l’un des enjeux ayant émergé de l’étude territoriale menée par Pro Bono Lab en Hauts de France. C’est également l’une des ambitions de la Fondation du Nord.

La création d’une Fondation territoriale

En 2016, le Département du Nord crée un service dédié au mécénat, dans l’objectif de développer la pratique au sein de la collectivité. Sarah Philippe accompagne sa création et l’intègre en tant que chargée de mécénat. « Il a fallu structurer un certain nombre de choses, nous avons d’abord développé le mécénat culturel, mais très vite est arrivé le projet de la Fondation du Nord », explique-t-elle. L’idée a été impulsée par le Président du Conseil Départemental du Nord, Jean-René Lecerf. Son ambition : décloisonner et rapprocher la sphère publique de la sphère privée, notamment dans le cadre de la politique de retour à l’emploi des allocataires du RSA, l’une des priorités de la collectivité.

Très vite, l’implication des entreprises du territoire dans le projet est une évidence. « La réflexion a été plus loin, avec l’objectif d’expérimenter des solutions nouvelles dans le domaine des solidarités. Il s’agissait d’imaginer un espace qui permette de créer des synergies entre le public et le privé, pour apporter des solutions innovantes et accompagner des projets impactants sur le territoire ». Les domaines de l’insertion professionnelle et de l’autonomie des personnes âgées et en situation de handicap ressortent particulièrement des échanges. « C’est sur cette base que se lance la création d’une Fondation territoriale en 2018, sous l’égide de la Fondation FACE », raconte Sarah Philippe.  

Aujourd’hui présidée par Mathias Povse (Délégué Régional Hauts-de-France d’EDF), la Fondation du Nord, collectif de 10 entreprises aux côtés du Département du Nord, soutient un grand nombre de projets impactants. « Par exemple ? Un centre de vacances un peu original verra prochainement le jour dans le Douaisis : une ancienne ferme est en cours de réhabilitation pour pouvoir accueillir des personnes en situation de handicap et leurs proches aidants, mais pas que ! Le lieu sera également ouvert au grand public et des activités seront proposées à tous. Un endroit innovant et inclusif pour des vacances sous le signe du partage ! Nous soutenons également un projet d’habitat partagé destiné à des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou encore le projet de la fédération Soliha, à destination des personnes âgées. »

Le choix de la complémentarité entre mécénat financier et de compétences

La synergie entre Pro Bono Lab et la Fondation du Nord apparaît évidente dès les premiers mois d’existence de la Fondation. Comme le souligne Sarah Philippe, « Il était clair que la Fondation du Nord accompagnerait financièrement des projets du territoire. Mais très rapidement, la volonté de développer le pro bono et de venir en appui à des structures à finalité sociale par le partage de compétences s’est imposée ! ».

Cela se concrétise en décembre 2018, avec l’association ETHAP, que la Fondation du Nord souhaitait soutenir, et qui œuvre pour l’emploi de personnes fragilisées par un handicap. L’association se lançait dans un nouveau projet d’accompagnement de personnes allocataires du RSA par des personnes fragilisées par un handicap, et présentait une pluralité de besoins en compétences. Grâce au soutien de la Fondation du Nord, l’association bénéficie du Programme Booster de Pro Bono Lab : un accompagnement personnalisé, prodigué en pro bono par des volontaires d’horizons différents, pendant 6 mois.

Le pro bono pour décloisonner les mondes et réunir autour d’une cause

L’accompagnement d’ETHAP n’est pas achevé, mais les retours sont déjà positifs ! « Qu’ils soient salariés ou non de nos entreprises membres, retraités, ou étudiants, on retrouve au sein des groupes de travail un panel très varié de profils, acteurs, univers… Tous mobilisés autour du même objectif », témoigne Sarah Philippe, qui elle-même a souhaité s’engager auprès d’ETHAP en tant que volontaire, afin “de tester le mécénat de compétences et de vivre ce projet de l’intérieur”.  

Une nouvelle expérience qui résonne particulièrement avec son expérience et son goût pour les rencontres : « J’aime m’ouvrir aux autres et être en contact avec des personnes d’horizons différents : j’ai fait un tour du monde en 2002, j’accueille chez moi des étudiants étrangers durant plusieurs mois, et, de façon plus ponctuelle, je suis également engagée auprès de l’association SINGA ! »

« L’engagement par le partage de compétences permet de créer un espace et un temps où des volontaires apportent leurs propres compétences ET développent eux aussi de nouvelles compétences, au contact des structures à finalité sociale accompagnées et des autres volontaires mobilisés. Au travers de ce que propose Pro Bono Lab, on est en plein là-dedans, dans l’envie de décloisonner, de réunir, et de créer un espace de bienveillance où les barrières sautent, où les forces et compétences s’unissent toujours au service d’une grande cause, d’un projet qui a du sens. »

▷ Source : pro-bono.co, mai 2019.
▷ Auteur : Camille Méneret, chargée d’Accompagnement et de Projets chez Pro Bono Lab.

L’engagement par le partage de compétences permet de créer un espace et un temps où des volontaires apportent leurs propres compétences ET développent eux aussi de nouvelles compétences, au contact des structures à finalité sociale accompagnées et des autres volontaires mobilisés.

Sarah Philippe, chargée de mécénat au sein du Département du Nord et de l’animation/l’accompagnement des projets portés par la Fondation du Nord


Les pionniers du pro bono d’aujourd’hui impulsent le pro bono de demain sur les territoires

Alliant utilité et performance, le pro bono est un engagement fédérateur qui apporte des réponses concrètes à diverses problématiques actuelles : redéfinition du rôle de l’entreprise, volatilité des talents, mutations du travail, métamorphoses des parcours, transformation des métiers ou recherche de sens dans la vie active.

De par le développement de nouvelles compétences et les perspectives d’actions qu’il ouvre, le pro bono est un outil qui contribue indéniablement à nous préparer à ces transformations. C’est pourquoi en juin 2018 Pro Bono Lab lance un Club de prospective rassemblant les acteurs pionniers – entreprises, fondations, acteurs publics… – autour d’une réflexion collective sur le partage de compétences de demain. Après un lancement en juin 2018 à Clichy en présence de Christophe Itier s’en sont suivies des expériences inédites sous différents formats d’intelligence collective autour des perspectives du pro bono.

Échelon le plus pertinent pour apporter des réponses à des besoins sociétaux mal ou non satisfaits, les territoires sont les premiers terrains de jeux de l’innovation sociale. Les pratiques du pro bono y existent, bien qu’elles restent encore peu formalisées, encadrées, accompagnées ou valorisées. Dans chacun de ses territoires d’ancrage, Pro Bono Lab inscrit son action en complémentarité de celles d’autres acteurs de l’écosystème afin de maximiser son impact avec, entre autres, la Fondation du Nord et AG2R LA MONDIALE en Hauts-de-France, le Laboratoire d’Intelligence Collective et Artificielle (LICA) à Marseille ou la Fondation Somfy en Auvergne-Rhône-Alpes.

Parce que cette année est celle des territoires au Lab, nos Grands Programmes, comme la Probono Factory, seront déclinés dans nos antennes lyonnaise, marseillaise et lilloise autour de grands défis sociétaux régionaux et incluront des temps forts de prospective. Le Club de prospective s’est lui déjà adapté aux réalités territoriales lors de son lancement à Lyon, Marseille et Lille, pour évoquer des sujets de prospective reflétant les besoins de chacun des écosystèmes sur le partage de compétences. En présence de membres tels que AG2R LA MONDIALE, le Crédit Agricole et les fondations EDF, EY, Nexity et Schneider Electric, le format convivial et hors cadre des déjeuners s’est avéré particulièrement propice à ces entrées en matière !

Probono Lunch à Lyon – 11 avril 2019

Les bonnes pratiques du mécénat de compétences ont intéressé les participants du Club lors de son lancement en Auvergne-Rhône-Alpes. Certains résultats de la nouvelle édition du Panorama du pro bono ont suscité des réactions comme le fait que seulement 20% des entreprises mécènes pratiquent le mécénat de compétences, confirmant le potentiel de développement du pro bono au sein des entreprises françaises, là où 61% des Français déclarent s’être déjà engagés ou être intéressés par cette pratique. Autour de la Fondation Somfy, l’intérêt de proposer un programme d’actions de mobilisation à la carte a été rappelé car il permet de répondre aux différentes aspirations des collaborateurs et de positionner les structures bénéficiaires au cœur de la démarche. Les organisations les plus avancées dans leur stratégie d’engagement ont partagé leurs réflexions et leurs besoins concernant l’identification des compétences disponibles en interne avec pour objectif de pouvoir toujours mieux accompagner les structures à finalité sociale.

Probono Lunch à Marseille – 23 avril 2019

S’inscrivant dans la réflexion prospective actuelle de la #TechforGood et avec l’expertise du LICA, le Club s’est penché sur la potentialité d’usage et d’impact des nouvelles technologies telles que la blockchain ou les open badges dans la valorisation et la reconnaissance des compétences développées lors de Missions Probono. L’occasion de rappeler que la notion même de compétence revêt une importance clé dans l’engagement par le partage de compétences, notion chère à Pro Bono Lab dans son ambition de faire de « toute compétence un bien public ». Elle constitue d’ailleurs l’une des propositions de notre Manifeste. Si 78 % des volontaires que nous accompagnons déclarent développer de nouvelles compétences lors de leur participation à nos Missions Probono, ces compétences restent aujourd’hui peu ou mal valorisées, notamment lorsqu’il s’agit de compétences dites comportementales (« soft skills ») pourtant cruciales dans le contexte actuel.

Probono Lunch à Lille – 26 avril 2019

Pour son lancement en Hauts-de-France, le Club est revenu sur les fondamentaux du pro bono autour de notre publication « Le pro bono (pour tous) en pratique » et du témoignage de la Fondation EY. L’occasion d’échanger autour des multiples interrogations que peuvent avoir les entreprises et les fondations qui choisissent de s’engager par le partage de compétences : la nécessité et les manières d’envisager la structuration d’un tel dispositif, le rôle de l’entreprise à l’égard de l’engagement citoyen de ses collaborateurs, les mécanismes qui permettent de faire correspondre les compétences à partager des collaborateurs avec les besoins et compétences des structures à finalité sociale, la valorisation de l’engagement des collaborateurs et son intégration aux objectifs RH, la création d’une réelle dynamique de l’engagement englobant l’ensemble des collaborateurs au-delà des cadres.

Ce tour d’horizon illustre la manière dont Pro Bono Lab en général et le Club de prospective en particulier mettent au point des outils complémentaires qui concourent à un même objectif, celui de la démocratisation du pro bono. Les différentes études produites, l’édition 2019 du Panorama du pro bono, notre guide pratique et notre Manifeste, ont ainsi permis d’initier une conversation entre pionniers qui ne fait que commencer !

Plusieurs événements et sujets de réflexion sont déjà prévus d’ici la fin de l’année : les structures à finalité sociale issues de la communauté du Lab « en mode #probono » pour accompagner les membres du Club (Paris le 25 juin), les perspectives de la Silver Economy pour le partage de compétences (Nice le 27 juin) et le mécénat de compétences senior : opportunité ou risque ? (Lille le 25 septembre, Lyon le 12 septembre). 

Grâce à la variété de ses formats, le Club pourra facilement se décliner dans les territoires d’une même région et soutenir le développement infrarégional du Lab : Marseille, Aix, Nice; Lyon, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand; Lille, Boulogne-sur-Mer, Dunkerque ou Saint-Quentin. Il permet déjà à certains de nos membres de mobiliser leurs antennes régionales !

L’équipe du Lab remercie chaleureusement ses partenaires, les membres du Club, les intervenants et participants pour une première année si fructueuse. Afin de poursuivre sur cette lancée, nous vous invitons à rejoindre le Club de Prospective !

Télécharger la plaquette du Club de Prospective de Pro Bono LabPlus d'informations

▷ Source : pro-bono.co (mai 2018)
▷ Auteur : Dounia El Aflahi, chargée de Prospective chez Pro Bono Lab


MICRODON | Auto diagnostic : Une entreprise sur deux ne propose pas d’actions solidaires aux collaborateurs faute de temps

Une entreprise sur deux ne propose pas d’actions solidaires aux collaborateurs par manque de temps. C’est l’un des enseignements de l’auto diagnostic d’engagement solidaire des entreprises développé par microDON et Pro Bono Lab. Depuis son lancement, l’outil a permis à 172 entreprises de faire un premier état des lieux et d’obtenir des pistes pour développer ou approfondir leurs actions solidaires. Retour sur les résultats qui ont retenu notre attention.

Lire l'article en intégralitéDécouvrez l'auto-diagnostic d'engagement solidaire de Pro Bono Lab et MicroDON

▷ Source : MicroDON, (21 mai 2019)
▷ Auteur : Lucie Gaudens, responsable Communication chez microDON


Le pro bono : une opportunité globale d’engagement et de co-développement par les acteurs publics et leurs agents

Retour sur l’une des propositions de notre Manifeste pour le développement du pro bono en France et dans le monde.

Dans une tribune publiée dans le Monde le 7 mai dernier, Thibaut Guilluy et Stéphanie Goujon, respectivement Président et Directrice générale du French Impact, proposent de mettre en place une « mobilité formatrice » entre hauts fonctionnaires et entrepreneurs de l’ESS (économie sociale et solidaire).

Au moment où la cohésion sociale s’effrite et où la défiance envers les élites atteint des seuils critiques dans notre pays, cette mobilité permettrait à « différentes réalités » de travailler ensemble. Par l’instauration de va et vient dès les parcours de formation des écoles de la fonction publique, puis de missions de terrain régulières auprès de structures à finalité sociale.

Un exemple d’enrichissement mutuel cité est celui de la coopération entre Emmaüs Connect – association accompagnée par Pro Bono Lab – et la Direction générale des finances publiques, et dont l’objectif est  de mieux accompagner les citoyens dans leurs démarches en ligne.

Chez Pro Bono Lab, nous partageons et saluons cette idée, celle que le processus d’innovation sociale et la co-construction de solutions répondant au mieux aux attentes de la société se nourrissent mutuellement.

Nous proposons et travaillons pour aller même plus loin. Dans la pratique du pro bono, les acteurs publics (Etat, administrations, établissements publics, collectivités territoriales…) et leurs agents se situent des deux côtés de l’équation. Ils se retrouvent à la fois bénéficiaires par l’engagement civique de volontaires qui, tout en portant l’idéal d’administrés, prennent part à la réalisation d’une action publique. Parallèlement, ils jouent le rôle de structures employeuses dont les agents ont la possibilité de s’engager par le partage de leurs compétences, particulièrement adaptées et structurantes pour les structures à finalité sociale.

Pour nous, le pro bono revêt ainsi une double opportunité de co-développement et d’innovation sociale pour les acteurs publics et leurs agents. IIs peuvent se doter en compétences sur des projets de politiques publiques face à la baisse des dotations étatiques et de l’autre développer les ressources humaines des agents, valorisant ainsi les compétences de femmes et d’hommes ayant déjà fait le choix de l’intérêt général.

Cet engagement, Pro Bono Lab le porte dans le cadre de ses différentes missions. En Conseil et Formation en accompagnant des acteurs publics dans la structuration de programmes de mobilisation de leurs agents ou dans l’encadrement de Missions Probono. La trajectoire de notre partenariat avec l’établissement public Paris la Défense en est une bonne illustration. Depuis 2015, leur soutien a évolué, passant d’un mécénat financier et de dons en nature à une mobilisation de ses agents en pro bono, notamment dans le cadre de la Probono Factory à la Défense. Au sein de notre Club de prospective qui rassemble les acteurs pionniers en matière de pro bono, dont les établissements publics engagés, et offre un cadre propice à une réflexion stratégique et globale sur les perspectives d’engagement par le partage de compétences pour/par les acteurs publics. Avec nos Grands programmes via la Probono Factory justement, Fabrique du bien public par et pour les territoires, qui permet chaque année sur chacune de nos régions d’ancrage d’orchestrer des mobilisations de grande envergure par ce partage, autour de grandes causes sociétales comme “lever les freins à l’emploi”, avec des acteurs publics locaux et régionaux. Sans oublier nos actions de média et plaidoyer avec la remise en janvier dernier de 20 propositions concrètes pour le développement du pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) en France et dans le monde à Gabriel Attal, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse lors de sa visite officielle dans nos locaux.

L’une de ces propositions s’attache justement à expliciter la façon dont pourrait se développer et mettre en place le pro bono auprès des « acteurs qui font le bien public » (proposition 10 du Manifeste). La prochaine Pro Bono Week, semaine internationale du bénévolat/mécénat de compétences qui se tiendra en octobre prochain, sera l’occasion de faire le point avec nos partenaires français et internationaux.  

Recréer du lien entre les citoyens et la puissance publique par l’action et la transmission de compétences est l’un des bénéfices les plus salutaires du pro bono pour et par les acteurs publics. Au Lab, nous en sommes pleinement convaincus !

▷ Auteur : Dounia El Aflahi, Chargée de Prospective chez Pro Bono Lab
▷ Source : pro-bono.co 


ADMICAL | Pratiques des entreprises et aspirations des collaborateurs... Quels liens, quelles pratiques et quels impacts sur les individus et au sein de l'organisation ?

Cette étude, conduite par le Pr. Serge Perrot dans le cadre d'un partenariat entre l'Observatoire de l'Engagement et l'Université Paris Dauphine, propose une analyse qualitative des pratiques de 10 entreprises pour comprendre les impacts différenciés que peuvent avoir celles-ci sur les collaborateurs.

De nombreuses pratiques peuvent illustrer le concept d’engagement pluriel (dons, parrainages, projets solidaires, courses solidaires, actions liées à une politique RSE, bénévolat, mécénat de compétences, team building solidaires, etc.). Afin de dépasser la logique d’un simple benchmark, l’étude propose une analyse plus qualitative des pratiques de 10 organisations (AXA, BNP Paribas, Danone, Kaporal, Le Lab RH, Leroy Merlin, Sanofi, SAP, Sodexo, Somfy) pour comprendre les impacts différenciés que peuvent avoir celles-ci sur les collaborateurs. A noter que sont exclues du champ de cet article les actions purement à l’initiative des salariés (ex : engagement personnel dans l’associatif hors du travail).

Notre étude propose d’interroger la (re)conception des pratiques d’engagement pluriel autour de trois questions qui nous ont paru structurantes. Ces trois questions constituent autant de curseurs permettant de positionner ou de caractériser les pratiques d’engagement pluriel :

  • Quelle est la résonance entre d’une part, les pratiques mises en place et l’entreprise (son métier, sa culture, sa mission), et d’autre part, entre l’offre d’engagement et les appétences des salariés ?
  • Les offres d’engagement suscitent-elles un ensemble hétérogène d’engagements individuels ou des occasions d’engagements collectifs ?
  • Dans quelle mesure les actions d’engagement pluriel sont-elles intégrées dans l’écosystème de l’entreprise ?

Nous défendons l’idée que, selon le positionnement des pratiques d’engagement pluriel sur ces 3 axes, leur impact sur les collaborateurs ne sera pas le même. Cet article utilise une théorie de la motivation (la théorie de l’auto-détermination) pour expliquer comment la manière de (re)concevoir les pratiques d’engagement pluriel permet (ou non) de renforcer la motivation des collaborateurs. Pour illustrer, nous proposons un focus sur la première question, liée à la résonance des pratiques d’engagement pluriel avec l’entreprise et avec les collaborateurs.

La première résonance est celle entre les pratiques d’engagement pluriel et l’entreprise. Partons d’un exemple concret de pratique comme le bénévolat. On peut imaginer un dispositif dans lequel une entreprise propose à des salariés de s’engager pour une cause choisie à travers des actions comme une course solidaire (recueil de fonds), du soutien scolaire, du parrainage d’associations, etc. Dans ce cas, le lien avec le métier n’est a priori pas évident, et la résonance avec l’entreprise plus faible. A l’inverse, le bénévolat peut se traduire par la réalisation de projets illustrant la mission, la culture, ou le métier de l’entreprise. La résonance avec l’entreprise est alors plus forte. Si toutes ces actions peuvent être considérées comme intrinsèquement positives, elles n’ont pas le même impact auprès des salariés. Les pratiques en forte résonance avec l’entreprise favorisent le développement d’un sentiment d’appartenance. Dans le cas d’un mécénat de compétences par exemple, le sentiment et la fierté d’appartenance à l’entreprise sont renforcés si les compétences correspondent au cœur métier. L’appartenance est l’un des besoins évoqués dans la théorie de l’auto-détermination.

Ainsi, les pratiques d’engagement pluriel en résonance avec l’entreprise pourront davantage favoriser la motivation des collaborateurs que celles déconnectées de l’entreprise (au sens de son métier, sa culture, sa mission …). Un deuxième besoin lié à la motivation est le sentiment de compétence : à nouveau, une connexion avec les compétences métiers de l’entreprise est de nature à avoir un impact plus fort sur l’engagement global des salariés. Le troisième besoin est l’autonomie, qui suggère que les pratiques d’engagement pluriel permettront mieux de (re)motiver les salariés si elles sont suffisamment déconnectées de leur manager !

La deuxième résonance s’entend entre l’offre d’engagement et les appétences des salariés. La théorie de l’auto-détermination identifie des sources de stimulation d’importance variable selon les personnes : il s’agit des sensations, des connaissances, et de l’accomplissement. A titre d’exemples, la participation à une course parlera ainsi davantage aux personnes sensibles aux sensations, le mécénat de compétences à ceux stimulés par les connaissances, et les challenges de résolution de problèmes ou l’aboutissement de projets concrets à ceux sensibles à l’accomplissement. Afin de répondre au défi d’une certaine résonance entre l’offre d’engagement et les salariés, il est donc pertinent d’avoir une offre multi facettes jouant sur les différentes sources de stimulation.

Il est possible de poursuivre un raisonnement similaire autour des autres questions présentées initialement. Ainsi, les pratiques d’engagement qui offrent des occasions d’engagements collectifs ont un plus grand potentiel pour susciter un engagement global des salariés que celles qui se traduisent par une simple addition d’engagements individuels hétérogènes. De même, les actions intégrées dans un écosystème plus large offrent des occasions d’oxygénation, de renouvellement des liens à la fois internes et externes, d’innovations, etc. bénéfiques non seulement aux salariés mais sans doute également à l’entreprise.

Lire l'étude de Serge PerrotLire l'étude quantitative d'Opinion Way pour l'Observatoire de l'Engagement

▷ Source : Admical, mai 2019
▷ Auteur : Serge Perrot, Professeur de management à l’Université Paris Dauphine


Le pro bono vu par Cécilia Riaz, salariée sur Paris

Dans le cadre du Panorama du pro bono*, Cécilia Riaz, salariée sur Paris, nous livre sa vision et son expérience du pro bono.

Comment avez-vous expérimenté l’engagement pro bono ?

Je suis collaboratrice chez Deloitte depuis 7 ans et j’ai connu Pro Bono Lab dans le cadre de mon travail, en mécénat de compétences. Ma première expérience a eu lieu lors de ma participation à la Probono Factory, en novembre 2018. Ravie de cette expérience, j’ai ensuite eu l’opportunité de m’engager en décembre pour assister l’Institut de l’Abeille, sur mon temps libre, en bénévolat de compétences.

Mes participations à ces deux missions ont été particulièrement enrichissantes. D’une part, elles m’ont permis de m’ouvrir à des environnements très différents, auprès d’associations porteuses de projets innovants. J’ai accompagné ces associations le temps d’une journée et aimerais pouvoir également les soutenir sur le plan de la mise en oeuvre opérationnelle des réflexions et des stratégies qui ont été produites pendant les missions.

Le fait d’aider des associations dans des domaines différents m’ont permis de développer de l’intérêt pour des thèmes variés, que je n’aborde pas dans le cadre de mon travail. Je renouvellerai mon expérience dans le pro bono sur mon temps libre, avec un grand plaisir. En effet, cela apporte une autre dimension aux expériences d’engagement que j’avais pu avoir par le biais de mon employeur : du parrainage, du don et des journées solidaires.

Pro Bono Lab m’a permis de m’engager plus facilement dans l’associatif. Compte tenu du panorama associatif, vaste et divers, il est parfois difficile d’y trouver sa place, et de trouver un moyen d’y contribuer. De fait, avant de découvrir Pro Bono Lab, j’éprouvais des difficultés à trouver des opportunités d’engagements en dehors de mon cadre professionnel. J’ai trouvé le format des missions de Pro Bono Lab très structuré, avec une approche efficace, permettant de se concentrer sur l’essentiel en l’espace d’une journée de travail. La préparation à la mission est également particulièrement bien menée, les éléments de prise de connaissance de l’environnement de l’association sont envoyés en amont et l’approche est déroulée avec des objectifs de livrables très clairs. J’espère sincèrement que la pratique se popularisera car elle permet d’apporter aux associations un regard neuf sur les problématiques qu’elles rencontrent au quotidien.

Quelle est votre vision du pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) ?

Le pro bono tel que je l’ai vu et compris pendant les Marathons auxquels j’ai participé, c’est une mise en relation d’experts professionnels avec des associations pour structurer une approche, et réaliser un objectif qu’elles se sont fixé. Il me semble que la stratégie est une compétence particulièrement utile aux associations.

Je suis intéressée aussi bien par le bénévolat de compétences que par le mécénat de compétences. C’est une question de temps : le bénévolat de compétences, quand on est en activité professionnelle, n’est praticable que sur les week-end, ce qui restreint le champ des possibles. Cela dit, avec le bénévolat de compétences, je peux diversifier mon quotidien de mon activité professionnelle.

Le pro bono participe d’une part à la promotion des associations et des projets qu’elles portent ; et d’autre part, il permet aux professionnels de pouvoir par leurs efforts soutenir des causes qui les touchent. Je pense que le pro bono devrait être connu du plus grand nombre, qu’il devrait être popularisé.

En savoir plus

▷ Source : Panorama du pro bono, avril 2019.
▷ Auteurs : Tatiana Heinz, responsable de la recherche et des partenariats internationaux de Pro Bono Lab.

Le pro bono participe d’une part à la promotion des associations et des projets qu’elles portent ; et d’autre part, il permet aux professionnels de pouvoir par leurs efforts soutenir des causes qui les touchent. Je pense que le pro bono devrait être connu du plus grand nombre, qu’il devrait être popularisé.

Cécilia Riaz, salariée à Paris


CARENEWS | Comment trouver du sens dans son travail : le quitter ou le transformer ?

Pourquoi je me lève chaque matin ? Mon métier a-t-il du sens ? Des questions récurrentes au sein de la société. À l’occasion de la fête du travail du 01 mai 2019, une étude sur le sens au travail réalisée par Kantar TNS pour Randstad montre que 18 % des Français ne perçoivent pas le sens et l’utilité de leur emploi. Carenews vous donne quelques pistes pour en trouver : développer des projets en interne de votre entreprise, découvrir le mécénat de compétences, faire un point sur sa vie professionnelle et s’interroger sur ses motivations et savoir où trouver des métiers qui ont du sens.

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▷ Source : Carenews (13 mai 2019)
▷ Auteur : Victorine Alisse pour Carenews INFO


Entreprises et Carrières | Notre-Dame-de-Paris réveille le mécénat de compétences

De Bouygues à EDF, plusieurs entreprises spécialistes des métiers requis pour la restauration de la cathédrale ont décidé d'y faire participer leurs collaborateurs.

▷ Source : Entreprises & Carrières, n°1430/1431 (29 avril au 12 mai 2019)
▷ Auteur : Entreprises & Carrières


CARENEWS | Entourage : « ce qui tue dans la rue, c'est l'isolement social »

143 000 personnes sans-abri en France. C’est le dernier chiffre relevé par l’Insee dans sa dernière étude de 2012. Depuis, les associations estiment que ce nombre a doublé. Pour inciter le grand public à créer du lien avec les personnes sans-abri, l’association Entourage a lancé mi-avril 2019 une campagne de sensibilisation en partenariat avec leur agence de communication pro bono TBWA/Paris dans les métros parisiens.

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▷ Source : Carenews (08 mai 2019)
▷ Auteur : Carenews Info