Les dernières semaines ont été rythmées par les publications de tribunes, appelant à reconstruire le monde qui vient sur de nouvelles fondations. Pour s'y retrouver, Pro Bono Lab vous propose sa sélection.

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  • LES GRANDS NOMS

Muhammad Yunus, l’économiste et Prix Nobel de la paix 2006 appelle, dans une tribune au « Monde », à repenser le monde de l’après. Pour lui, la reconstruction doit être sociale et écologique, pour éviter une catastrophe qui pourrait être bien pire que l’actuelle.

Extrait : « Dès que le social business recevra des Etats l’attention qu’il mérite, des tenants indécrottables du profit personnel révéleront des talents inexploités pour s’engager dans l’entrepreneuriat social, avec des résultats précieux face aux crises que nous traversons, du climat au chômage en passant par la concentration des richesses. »

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Dominique Meda, sociologue, avertit que la pandémie de Covid-19 doit être comprise non pas comme une catastrophe naturelle dont il faudrait juste éviter qu’elle ne se reproduise, mais comme un coup de semonce exigeant une bifurcation radicale.

Extrait : Il nous faut réussir le tour de force de transformer la situation présente en prélude à la reconversion écologique de nos sociétés et être capables de penser et d’organiser celle-ci en quelques semaines. L’immense chance que nous avons est que les leçons à tirer de la crise sanitaire convergent totalement avec les conditions de mises en œuvre de ce processus.

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  • POUR UNE ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

Le temps n’est-il pas venu d’investir massivement dans l’économie sociale et solidaire  ?
C’est la conviction de Sylvain Reymond, Directeur Général de Pro Bono Lab. 

Extrait :  » […] il est temps de conditionner chaque euro versé aux engagements sociaux et sociétaux pris par chaque organisation. De reconnaître enfin – et de conforter – le rôle clef de celles et ceux qui s’engagent dans les moments les plus sombres comme au quotidien. Et de rétablir des équilibres essentiels à ce monde meilleur que nous voulons pour demain. »

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C’est le moment de miser sur les entreprises d’intérêt général
Eva Sadoun, Co-fondatrice de la plateforme LITA.co1, remet en question la quête d’une rentabilité maximale et l’hypercroissance. N’a-t-on pas tout à gagner en misant sur d’autres modèles ?

Extrait : « A l’aune de la crise actuelle, les entreprises sociales et écologiques portent en leur sein le nouveau modèle économique dont nous aurons besoin à la sortie du confinement. L’économie à impact positif n’est pas l’ennemie de la rentabilité […] il faut dès aujourd’hui réorienter l’investissement vers sa destination originelle, celui d’une économie réelle dont la société a besoin.

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Donner plus de sens et de force politique au message porté par l’ESS
Jérôme Saddier, Président d’ESS France appelle à la vigilance face aux faux consensus autour du « monde d’après ». L’ESS doit investir le débat public, changer de dimension.

Extrait : « Ma conviction est que notre responsabilité consiste donc à agir collectivement, non pas de manière partisane, mais de manière politique, en incarnant nos valeurs et notre vision dans le débat public, afin de nous rendre toujours plus utiles au monde. »

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La place des associations, aujourd’hui et demain, par Jacques Attali

Extrait : « Quand remontera le PIB, ce qui arrivera un jour, plus lointain sans doute qu’on ne le croit, il ne faudra pas oublier que c’est grâce à ce qu’il ne mesure pas que la société a pu survivre ; et que le marché a pu avoir le temps de se réorganiser. Si nos sociétés ne sont pas ingrates, ce qui est loin d’être établi, il faudra alors donner au monde associatif une place première majeure. »

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Les entreprises de la transition
Les entreprises de la transition demandent « la création d’un fonds de soutien d’urgence dédié d’un milliard d’euros, accompagné de mesures de sauvegarde pour le secteur de l’impact environnemental et social », qui revendique 400 000 structures et trois millions d’emplois en France.

Extrait : « C’est un soutien de l’Etat que nous demandons, car il n’est pas acceptable, face aux urgences écologiques et sociales, que l’économie de demain œuvrant pour le bien commun doive se sauver toute seule, quand l’économie d’hier sera, elle, sauvée par l’Etat. »

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  • POUR DES ENTREPRISES « CLASSIQUES » PLUS ENGAGEES

Les chef.fe.s d’entreprises sont tous.tes mobilisé.e.s pour la survie de leurs entreprises. Mais une part très significative du patronat partage une conviction : la sortie de crise ne se fera pas aux dépens de nos engagements sociaux et environnementaux. Tribune portée par Olivier de la Chevasnerie, président du Réseau Entreprendre, Pierre Minodier, président du Centre des Jeunes Dirigeants et Lionel Fournier, président des Dirigeants Responsables de l’Ouest.

Extrait : Les 20 000 chef.fe.s d’entreprise (près d’1,2 million d’emplois) que nous représentons défendent l’absolue nécessité de maintenir et renforcer les exigences liées à la justice fiscale, la cohésion sociale et à l’environnement dans ce contexte de crise. Nous souhaitons réagir et agir en tant que chefs d’entreprises mais aussi en tant que citoyens.

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  • POUR LES TERRITOIRES

Pour la mise en place de Fabriques de la transition
Plusieurs maires de grandes villes, des présidents d’exécutifs locaux et des personnalités publiques envoient une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Parmi leurs revendications, une conviction : 

ExtraIt : « Nous avons la conviction qu’il faut partir des territoires, au plus proche des citoyens, pour concevoir des plans de relance juste et durable. Ainsi, nous proposons qu’au sein de tous les territoires, les acteurs de la transition (associations, conseils citoyens, conseils de développement, collectifs citoyens, entreprises, chercheurs, élus locaux, citoyens engagés, etc.) s’inscrivent dans une dynamique collective de « Fabrique de la Transition ».

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Une nouvelle approche de la ville, avec Luc Gwiazdzinski géographeSylvain Grisot urbanisteBenjamin Pradel sociologue  

Extrait : « Le regain d’intérêt actuel permet d’envisager une inflexion de la fabrique de la ville et des territoires vers davantage de résilience. Il ouvre la voie à un urbanisme plus frugal et soutenable et permet d’esquisser la figure d’une ville se transformant sur elle-même en installant au centre les usages : pensée circulaire et rythmique, intensification et réemploi de l’existant. […] Bâtir des territoires résilients ne signifie pas seulement les ajuster face à la pandémie en cours, mais apprendre à rendre la ville adaptable en continu, la transformer en un système souple, multiscalaire et organisé pour réagir aux autres chocs à venir. »

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Coopération et la proximité : les mots d’ordre pour Christian Sautter, Vice-président du Labo de l’ESS

Extrait : « pour créer des emplois, pour rétablir le lien social, pour restaurer la confiance dans l’avenir, créons des coopérations innovantes, des circuits courts vivifiants. »

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  • LA + CONTROVERSEE

Les patrons de grandes entreprises françaises ont signé une tribune pour demander une relance économique plus verte. Les réactions ont été vives, dénonçant des incohérences entre les discours et les actions menées par ces entreprises.

Extrait : « Nous croyons qu’il est aujourd’hui possible de faire de ces moyens financiers un accélérateur d’une relance verte et inclusive. Les plans de relance à venir constituent autant d’occasions pour que les investissements nécessaires confortent les trajectoires de transformation »

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  • LA + PEOPLE

Un collectif de personnalités, dont Madonna, Cate Blanchett, Philippe Descola, Albert Fert, lancent dans une tribune au « Monde » un appel, initié par Juliette Binoche et Aurélien Barrau, aux dirigeants et citoyens pour changer en profondeur nos modes de vie, de consommation et nos économies.

Extrait : « La transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage. Elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé. A quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence. »

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▷ Source : pro-bono.co, mars 2020.
▷ Auteur : Nina DANET, Chargée des relations presse et des relations publiques, Pro Bono Lab