Dans le cadre du Panorama du pro bono*, Cécilia Riaz, salariée sur Paris, nous livre sa vision et son expérience du pro bono.

Comment avez-vous expérimenté l’engagement pro bono ?

Je suis collaboratrice chez Deloitte depuis 7 ans et j’ai connu Pro Bono Lab dans le cadre de mon travail, en mécénat de compétences. Ma première expérience a eu lieu lors de ma participation à la Probono Factory, en novembre 2018. Ravie de cette expérience, j’ai ensuite eu l’opportunité de m’engager en décembre pour assister l’Institut de l’Abeille, sur mon temps libre, en bénévolat de compétences.

Mes participations à ces deux missions ont été particulièrement enrichissantes. D’une part, elles m’ont permis de m’ouvrir à des environnements très différents, auprès d’associations porteuses de projets innovants. J’ai accompagné ces associations le temps d’une journée et aimerais pouvoir également les soutenir sur le plan de la mise en oeuvre opérationnelle des réflexions et des stratégies qui ont été produites pendant les missions.

Le fait d’aider des associations dans des domaines différents m’ont permis de développer de l’intérêt pour des thèmes variés, que je n’aborde pas dans le cadre de mon travail. Je renouvellerai mon expérience dans le pro bono sur mon temps libre, avec un grand plaisir. En effet, cela apporte une autre dimension aux expériences d’engagement que j’avais pu avoir par le biais de mon employeur : du parrainage, du don et des journées solidaires.

Pro Bono Lab m’a permis de m’engager plus facilement dans l’associatif. Compte tenu du panorama associatif, vaste et divers, il est parfois difficile d’y trouver sa place, et de trouver un moyen d’y contribuer. De fait, avant de découvrir Pro Bono Lab, j’éprouvais des difficultés à trouver des opportunités d’engagements en dehors de mon cadre professionnel. J’ai trouvé le format des missions de Pro Bono Lab très structuré, avec une approche efficace, permettant de se concentrer sur l’essentiel en l’espace d’une journée de travail. La préparation à la mission est également particulièrement bien menée, les éléments de prise de connaissance de l’environnement de l’association sont envoyés en amont et l’approche est déroulée avec des objectifs de livrables très clairs. J’espère sincèrement que la pratique se popularisera car elle permet d’apporter aux associations un regard neuf sur les problématiques qu’elles rencontrent au quotidien.

Quelle est votre vision du pro bono (bénévolat/mécénat de compétences) ?

Le pro bono tel que je l’ai vu et compris pendant les Marathons auxquels j’ai participé, c’est une mise en relation d’experts professionnels avec des associations pour structurer une approche, et réaliser un objectif qu’elles se sont fixé. Il me semble que la stratégie est une compétence particulièrement utile aux associations.

Je suis intéressée aussi bien par le bénévolat de compétences que par le mécénat de compétences. C’est une question de temps : le bénévolat de compétences, quand on est en activité professionnelle, n’est praticable que sur les week-end, ce qui restreint le champ des possibles. Cela dit, avec le bénévolat de compétences, je peux diversifier mon quotidien de mon activité professionnelle.

Le pro bono participe d’une part à la promotion des associations et des projets qu’elles portent ; et d’autre part, il permet aux professionnels de pouvoir par leurs efforts soutenir des causes qui les touchent. Je pense que le pro bono devrait être connu du plus grand nombre, qu’il devrait être popularisé.

En savoir plus

▷ Source : Panorama du pro bono, avril 2019.
▷ Auteurs : Tatiana Heinz, responsable de la recherche et des partenariats internationaux de Pro Bono Lab.

Le pro bono participe d’une part à la promotion des associations et des projets qu’elles portent ; et d’autre part, il permet aux professionnels de pouvoir par leurs efforts soutenir des causes qui les touchent. Je pense que le pro bono devrait être connu du plus grand nombre, qu’il devrait être popularisé.

Cécilia Riaz, salariée à Paris